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Cher patron, vous être viré!

"Je ne comprends pas."

C'est ce que me dit celui qui est, depuis quelques secondes, mon ex-manager. Ma lettre de démission est sur la table, et il la regarde comme s'il s'agissait d'un lapin sorti d'un chapeau à la surprise générale.

Ben oui mon pauvre, je sais que tu ne comprends pas. Je sais que tu as fait la sourde oreille d'entretien en entretien, lorsque j'expliquais que je pourrais apporter bien plus de valeur ajoutée à l'entreprise en exerçant une fonction tournée vers la créativité et l'innovation. Que quelqu'un tournée vers l'action comme moi ne pouvait que dépérir dans des fonctions routinières et dépourvues d'intérêt scientifique. Mais rien n'y a fait.

Tu n'a pas compris non plus lorsque, lentement mais sûrement, une foule de collaborateurs a commencé à quitter ton département. Cette instabilité croissante aurait dû te mettre la puce à l'oreille, mais l'a-t-elle fait? Je ne pense pas que tu sois le genre à te remettre en question.

Oh, ce n'est pas que tu sois un manager toxique, tu es plutôt le mec sympa et accommodant mais voilà...il en faut plus pour motiver une équipe et utiliser les talents de chacun à leur juste mesure.

Eh oui, l'employeur n'est pas le seul à pouvoir dire: "Vous êtes viré!" C'est la loi de l'offre et de la demande. Donc voilà, je ne quitte pas un job, je te quitte toi, et la culture d'entreprise qui permet à des non-entités de ton genre de proliférer.

On déballe les platitudes d'usage, on se souhaite bonne continuation, et je me casse à la fin du mois. Il y a quand même quelque chose de positif: pas de préavis à prester.

Dans une semaine pour moi ce sera Recherche & Développement, et pas Routine & Chiant. Vive la vie!

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