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sédition

  • Dissoudre LFI: Folie liberticide ou nécessité républicaine?

     

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    Vous me connaissez, j'aime bien mettre mon nez dans notre Constitution et nos lois. C'est un domaine qui m'a toujours intéressée. 

    Mon billet de ce jour sera assez léger pour ce qui est de l'argumentation et de l'analyse, pour la simple et bonne raison que j'ai déjà discuté du sujet du jour ici. J'y abordais la dangerosité de LFI. Pour savoir ce que j'en pense, je vous invite à le lire ou le relire afin d'avoir du contexte.

    Je ne vous cache pas qu'il y a bien longtemps que j'estime que ce parti est un danger pour notre démocratie et notre République, et qu'à cause de cela cette organisation n'a rien à faire dans notre paysage politique. Je ne vous parle même pas de cordon sanitaire, je vais beaucoup plus loin que ça.

    Je tiens à vous rappeler la notion de "ventre mou" de nos démocraties. De par leur nature pluraliste et de leur amour pour la liberté d'expression, les démocraties libérales tolèrent souvent en leur sein des factions qui ne rêvent que de les éviscérer. C'est un problème: en effet, un dicton nous dit bien que la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres.

    Dans le cadre des violences actuelles dans les lycées, certains ont pointé une responsabilité possible de LFI, qui manipulerait les lycéens et soufflerait sur les braises afin de créer du chaos. Si ces faits sont avérés, ils sont extrêmement graves car il s'agit d'instrumentaliser des mineurs.

    Je vais donc être absolument claire:

    Attendu que LFI se targue de vouloir tout brutaliser et tout conflictualiser,

    Attendu que LFI flatte dans le sens du poil des factions du public anti-républicaines, homophobes, misogynes et antisémites,

    Attendu que certains cadres LFI usent d'allusions antisémites en moquant des noms de politiciens d'ascendance juive lors de meetings,

    Attendu que LFI traite de "chers camarades admirables" des membres de l'ex Jeune Garde responsables de lynchages (affaire Quentin Deranque),

    Attendu que LFI suggère la pertinence de l'insurrection populaire en cas de victoire électorale de la Droite radicale aux élections présidentielles de 2027,

    Attendu que LFI tolère en son sein des députés fichés S siégeant à l'Assemblée Nationale,

    Attendu que LFI incite constamment au désaveu de nos forces de l'ordre, plaçant ainsi une cible sur le dos de nos policiers,

    Attendu que LFI joue un rôle probable dans l'instrumentalisation des violences étudiantes actuelles,

    J'invoque l'article L 212-1 du Code de la Sécurité Intérieure (CSI) et réclame la dissolution de ce parti.

    J'apporte mon soutien plein et entier aux politiciens faisant des déclarations allant dans ce sens.

    Et non mes bons amis, il ne s'agit pas d'un délire dictatorial.

    L'article L 212-1 existe bel et bien, et prévoit que certains groupements peuvent être dissous par décret en Conseil des Ministres dans le cas où ces groupements, je cite: "provoquent à des manifestations armées ou des agissement violents à l'encontre des personnes et/ou des biens."

    Il existe également des motifs liés à des groupes de combats ou milices privées, à l'atteinte à la forme républicaine du Gouvernement, à l'incitation à la haine et a la violence, ou encore à l'apologie du terrorisme (une certaine Rima Hassan vient spontanément à l'esprit).

    Une telle procédure en dissolution n'arrive pas en plein milieu d'un vide démocratique. En vertu des articles 10 et 11 de la Convention Européenne des Droits de l'Homme ainsi que des articles L 121-1 et L 121-2 du Code des Relations entre le Public et l'Administration (CRPA), l'organisation doit pouvoir se défendre avant son éventuelle dissolution: il faut une procédure et des motifs juridiquement établis.

    La décision de dissoudre doit être validée par le Conseil d'Etat, car c'est potentiellement une atteinte grave à la liberté d'association, qui possède une valeur constitutionnelle.

    On peut citer en exemple la dissolution de la Jeune Garde (les camarades admirables chers à Mélenchon), validée au Conseil d'Etat le 30 avril 2026.

    Il existe un arrière-plan constitutionnel important:, vu que le Conseil Constitutionnel reconnaît la liberté d'association comme principe fondamental reconnu par les lois de la République.

    Comme vous voyez, ma prise de position en faveur de la dissolution de LFI n'est pas née de mon imagination surexcitée. Elle se base sur des lois démocratiques solides, qui prévoient justement ceci: notre République a le droit de de défendre contre les groupement violents, en paroles et en actes.

    Cela fait bien longtemps que je pense que LFI est complètement sorti de l'arc républicain et nécessite une bonne torgnole de la part du bras de la Loi.

    Doit-on attendre des émeutes avec des morts pour ouvrir les yeux? Les excités néo-trotskystes de LFI rêvent du "Grand Soir" de la révolution. Moi, je m'intéresse plutôt au petit matin: celui ou le soleil se lèvera sur une France nettoyée des éléments séditieux qui prônent la destruction de son tissu social.

    Dissolution.

    Maintenant!

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.