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macron

  • Ce sparadrap nommé Macron.

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    J'adore lire, et en période pré-électorale presque tous les candidats ou candidats putatifs à la présidentielle se fendent d'un ou plusieurs bouquins. Cela fait partie du marketing politique: il faut aller à la rencontre des électeurs en parlant de son programme, de son expérience passée ou de qui on est de manière un tant soit peu personnelle. De préférence les trois à la fois.

    C'est toujours intéressant à lire, mais je n'ai aucune intention de dépenser mes sous dans ce genre de littérature par définition éphémère puisqu'elle répond aux exigences du moment mais deviendra obsolète après les élections. Il y a bien une charmante bibliothèque de quartier près de chez moi, mais elle n'est pas très achalandée en livres parlant de l'actualité politique.

    Heureusement, j'ai une copine qui travaille dans une grande librairie et me refile régulièrement les invendus. Ce sont des livres à la couverture décolorée suite à un passage prolongé en vitrine, ou maltraités lors du transport, ou encore abîmés par des clients peu soigneux. 

    C'est ainsi que j'ai pu lire gratuitement "Le prisonnier" par Sarko, "Le prix de nos mensonges" par Edouard Philippe, ou 'Le cardinal", un portrait de Bruno Retailleau par la journaliste Nathalie Schuck. Et je me retrouve maintenant à lire "En homme libre" de Gabriel Attal.

    Et c'est ici que l'irritation commence. Car voyez-vous, Philippe et Attal ont un point commun avec Sarkozy: la pleurniche victimaire. Je m'explique.

    Vous connaissez tous la série de bande-dessinées "Tintin et Milou" par le célèbre auteur belge Hergé? Oui? Alors vous connaissez le truculent Capitaine Haddock, ses bordées de jurons et l'épisode du sparadrap. Le Capitaine Haddock ne parvient pas à s'en débarrasser, et ce damné sparadrap se retrouve toujours collé à un autre doigt comme par magie. Il en est devenu une métaphore pour les situations que l'on souhaiterait oublier, mais qui reviennent obstinément vous poursuivre.

    La lecture de la prose de Philippe et Attal fait ressortir leur problème principal: ils ont été premiers ministres de Macron. Houlà, embêtant, çà! Ce dernier étant sans nul doute un des présidents les plus détestés que la France ait jamais eu, cet héritage a vite fait de devenir un sparadrap bien collant dont il y a lieu de se débarrasser. Flanquer un bon petit couteau dans le dos d'un mentor politique auquel on doit tout n'est pas chose rare en politique. Le problème avec messieurs Philippe et Attal, c'est la manière. Une manière qui me colle un ulcère à l'estomac direct.

    La pleurniche.

    La victimisation.

    La fuite devant ses responsabilités.

    Ces deux hommes tentent donc de nous dire qu'ils n'ont rien, mais absolument rien à voir avec Macron. Ou un peu quand même, mais ils n'ont pas fait exprès. Qu'ils étaient aveuglés, que ce n'est pas leur faute en fait s'ils l'ont suivi. Désolée, mais le déni de responsabilité et venir chouiner, avec mon cela ne passe pas. Il y aurait tout à fait moyen de dire j'ai fait tel ou tel choix politique et je l'assume, mais ce choix n'a pas donné lieu aux résultats que j'espérais. J'en ai donc tiré les conséquences, et à la place je vous propose le programme XYZ qui sera mieux à même de répondre aux défis auxquels la France fait face.

    Voilà ce qui serait une approche adulte de leurs actions passées. Se défiler, c'est un truc d'ado pas fini. J'ai croisé pas mal de ce genre de méduses sans colonne vertébrale dans ma vie professionnelle, et mon réflexe a toujours été un signal d'alerte, un red flag immédiat. Alors quand on parle de concourir à la fonction suprême...vous pensez bien que les attitudes de pleureuses vont susciter un rejet direct de ma part!

    Gabriel Attal va encore beaucoup plus loin dans son rôle de Caliméro. Ce fils de la bonne bourgeoisie ayant étudié à l'Ecole Alsacienne, un établissement privé prestigieux, tente de nous apitoyer sur son enfance difficile, et le statut de sa mère célibataire depuis le décès de son père. Avouons qu'être mère célibataire, ce n'est pas exactement la même chose quand on vient des classes moyennes supérieures que quand on est caissière à mi-temps chez Carrefour!

    Puis vient la mention du harcèlement qu'il a subi à cause de son homosexualité. Je ne doute pas que ce soit vrai, et ce harcèlement est évidemment inacceptable et condamnable. Mais de la manière dont les faits sont présentés, j'ai la désagréable impression que ces faits sont transformés en arme, en totem de victimisation destiné à en remettre une bonne couche de pleurniche. Vous pourriez me dire que je n'y connais rien, n'étant pas dans les godasses d'une personne gay.

    Ben si, quand même un peu. Le meilleur ami de ma mère était, dans les années 80, un nom plus ou moins connu du monde de la nuit LGBT+. Il tenait un bistro de rencontres. Il y a également une de mes tantes, qui depuis 40 ans vit une existence bien tranquille avec sa compagne. J'ai eu à de nombreuses reprises l'occasion d'échanger avec eux au sujet des gens qui exploitent leur différence pour la changer en arme de propagande. Eh bien ils n'aimaient pas du tout çà, et je ne pense pas qu'ils soient les seuls.

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    Donc voilà. "En homme libre" fait pleurer les chaumières non seulement sur le portrait d'un macroniste non assumé essayant de se débarrasser du fameux sparadrap-Macron qui lui colle aux doigts, mais en rajoutant une bonne couche de pleurniche sur le pauvre garçon au passé difficile, donc proche du peuple. Désolée Gabriel, mais la ficelle est un peu grosse. T'auras pas ma voix, pas plus que l'ami Philippe. Mon intérêt va vers les hommes qui assument leur passé et font des propositions d'avenir, pas vers les pleurnichards.

    Afuera, comme on dit!

    Il paraît que Bruno Retailleau prépare un bouquin, j'aimerais donc voir comment il va gérer l'histoire de cet ennuyeux sparadrap-Macron qu'il traîne également derrière lui, qu'il le veuille ou non. Assumer ou se transformer en Mur des Lamentations? Je suis toute ouïe.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola

  • La "réseau socio-isation" de la presse classique?

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    Il y a quelques mois, j'écrivais un billet mi agacé, mi amusé sur le fait que mes commentaires sur les articles du quotidien Le Figaro (auquel je suis abonnée) se voyaient régulièrement refusés par les modérateurs. Vous pouvez retourner lire ce billet si vous voulez quelques exemples. Mon ton était parfois abrasif certes, et souvent teinté de sarcasme, mais je ne suis jamais sortie du cadre d'une discussion respectueuse de la démocratie, de la République, et de la dignité dûe à tout être humain.

    J'avais conclu en parlant de l'hypothèse fort probable que les commentaires soient modérés par IA, laquelle pouvait buguer et, de temps à autre, sanctionner des commentaires acceptables et autoriser d'autres qui sortent franchement des clous.

    J'avais néanmoins gardé un oeil sur ce phénomène, et je ressens aujourd'hui la nécessité de remettre le sujet sur le tapis et de pousser ma réflexion un peu plus loin. Je ne vous cache pas que mon irritation s'est accentuée, et qu'un évènement a été la goutte d'eau -ou de fiel - qui a fait déborder le vase.

    Il s'agit d'un incident ayant eu lieu au Sud-Liban dans le cadre de la guerre Hezbollah-Israël. Dans une photo circulant sur les réseaux et dans la presse, on voit un soldat israélien casser à coups de masse une statue du Christ en croix tombée à terre. Cet acte indigne et inexcusable a suscité une enquête interne et les excuses du Premier Ministre israélien, présentées à tous les chrétiens. Embarras sincère ou larmes de crocodile je ne sais, mais en tout cas Israël n'a pas nié ou minimisé l'incident.

    J'ai ensuite eu le tort d'avoir la curiosité de lire les commentaires sous l'article du Figaro qui relate les faits. Ce n'est pas que j'aie été surprise par la bêtise de ceux qui pense que les actes d'une brebis galeuse sont suffisants pour blâmer un Etat et un peuple tout entiers. Je n'ai pas été d'avantage surprise par la virulence extrême des propos tenus: peuple déicide, accusations médiévales de Juifs qui empoisonnent des puits ou poignardent des hosties, tout y est. 

    Bertolt Brecht, écrivain et dramaturge allemand, avait bien raison lorsqu'il déclarait: "il est encore fécond, le ventre dont est sorti la bête immonde".

    Non, tout cela n'est pas ce qui me choque le plus. Ce qui me choque, c'est l'absence  de modération de commentaires étalant, avec autant de vulgarité que de violence, leur racisme absolument décomplexé. J'ai alors eu la curiosité d'aller lire les commentaires publiés dans Le Monde. Et c'était le même constat consternant. Il y avait moins de langage vulgaire, mais le racisme assumé était présent.

    Je ne vous parle pas d'antisionisme ordinaire, mais bien de racisme dans son expression la plus claire: le fait qu'un individu soit incliné à commettre des blasphèmes, voire des génocides et des massacres, de par le simple fait de son identité ethnique et religieuse. C'est un salaud non pas politiquement ou militairement, mais de par son bagage génétique et culturel.

    Je croyais que ce genre de déclaration était un délit en France. Eh bien, certainement pas dans les commentaires des feuilles de chou Le Monde et Le Figaro!

    Mais il n'y a pas que les Juifs qui morflent. Durant les derniers mois j'ai repéré dans la section commentaires de ces journaux des déclarations que ChatGPT ou Grok stopperaient immédiatement, en vous faisant un rappel à l'éthique et à la loi.

    Qu'ai-je donc pu lire de si moche?

    Les appels à se débarrasser de Macron, par exemple. Pas par les urnes, oh non. Via la bonne vielle bascule à Charlot, à savoir la guillotine. Il y a également ceux qui trouvent que roué ou brûlé en place publique serait franchement plus divertissant. Sans commentaire, hein! Ou plutôt si: un de mes premiers billets traitait entre autres du sujet des menaces de mort déguisées en blague. Cela ne m'a jamais fait rire, même si la personne menaçée est un adversaire politique virulent.

    Egalement, la déshumanisation. Lorsque vous dites "ce connard de Président" ou "cet abruti de ministre", vous faites encore référence à un être humain. Quand vous passez à "CE qui nous sert de Président" ou "CE qui nous sert de ministre", vous ne parlez plus d'un être humain: IL est devenu CE, à savoir cet objet, cette chose. Nous ne savons que trop ce qui suit généralement les déclarations visant à déshumaniser l'adversaire: la violence physique fait souvent suite à la violence verbale, et parfois la déshumanisation pave la voie à l'éradication. Vous ne me croyez pas? Je vous suggère de lire quelques livres d'Histoire. Tiens, je vous conseille un sujet: l'assassinat de Martin Luther King est un bon exemple. C'est plus facile de tuer quelqu'un qu'on traite de singe que de flinguer un homme.

    Ce type de déclaration est présente en bon nombre dans la section commentaires de journaux nationaux de référence. On se croirait sur X/Twitter. C'est à gerber.

    Je vous passe ce que j'appelle les insultes de basse intensité du type crétin ou salope, par lesquelles tel politique, dirigeant et même artiste se fera traiter de tout les noms par leurs détracteurs. Même la mort récente de Nathalie Baye a donné lieu à une curée digne des pires rézozos sociaux.

    Fin de mon très long préambule.

    Mon instinct scientifique ayant repris le dessus, j'ai voulu tester l'hypothèse d'une modération de commentaires par IA et non par un être humain. J'ai quasi simultanément posté des commentaires sur des sujets aussi divers que la stratégie de Trump au Moyen-Orient, le vote interne chez LR, une sordide affaire de moeurs à Outsiplou-les-Pédezouilles et la mort d'un de nos soldats au Liban. Chacun de ces sujets pouvait potentiellement donner lieu à une discussion explosive. 

    Mes commentaires ont été approuvés en moins de 10 minutes. Dans Le Figaro et Le Monde, chaque article donne lieu à des centaines de commentaires, parfois même des milliers. Il faudrait une armée entière de modérateurs pour revoir les commentaires aussi vite. Je pense donc que mon hypothèse est la bonne: c'est une IA qui fait office de modérateur.

    Après tout, pourquoi pas?

    Le problème est que le nombre effarant de commentaires violents et insultants qui échappent à la modération laisse supposer que ces déficiences à repérer les saloperies ne sont pas un bug occasionnel. C'est selon moi un je-m'en-foutisme de la part des concepteurs et des programmeurs de l'IA, qui n'ont pas établi des filtres assez efficaces que pour virer les appels au meurtre, les propos racistes et autres joyeusetés.

    Je vais être tordue dans mon cerveau et aller encore plus loin.

    Il est évident que, dans la société de sur-information hyper rapide dans laquelle nous vivons, une proportion non négligeable de la population adore passer du temps devant un écran à s'invectiver et à balancer des analyses bidon de quelques lignes. Les sites de rézozos sociaux font leur beurre via la parole du Saint Algorythme. Plus la discussion est clivante, émotionnelle, insultante, plus grand est le nombre de vues, et plus les excités seront enclins à commenter, pérennisant ainsi un cercle vicieux. Et plus il y a de nombre de vues, plus il y a de sous qui tombent dans la poche du propriétaire du media. C'est ainsi que fonctionnent X/Twitter, TikTok, YouTube et je ne sais quoi encore.

    Ne serait-il pas tentant alors pour les media classiques de fonctionner de la même manière? Un fil de commentaires peuplé de doctes analyses bien ficelées et sérieuses n'attirera que peu de trafic vers l'article. Par contre, si c'est la foire d'empoigne, l'article va faire tourner l'algorythme de façon bien plus efficace.

    Mais enfin, me direz-vous: il y a des lois. Jamais un media national ne risquerait de se ramasser l'autorité compétente sur le dos pour avoir autorisé la publication de commentaires illégaux. Eh bien, ce n'est pas si sûr: tout devient une question d'équilibre bénéfice-risque. Avec un bon avocat, on peut très bien s'en sortir en disant désolés, on a conscience du problème, nos développeurs travaillent sur une IA plus performante. Cela coûte peut-être moins cher de risquer une sanction plutôt que de censurer le flux de purin qui génère des vues.

    Vous pensez que je vais un peu loin, que ma théorie est parano et limite conspirationniste et que les médias "sérieux", de référence, sont suffisamment éthiques que pour ne pas jouer à ce petit jeu? Pardonnez mon cynisme, mais j'ai un petit doute. Il y a une visibilité à gagner, donc du pognon à encaisser. Cette fois-ci c'est Karl Marx que je vais citer: quand vous ne comprenez pas un phénomène, cherchez toujours le bénéfice économique qui le sous-tend. J'aurais tendance à dire que ce vieux coco n'avait pas tort du tout!

    Mmh. Oui, mon analyse est capillotractée à souhait. Oui, il y a sans doute des trous dans la logique de mon argumentation. Non, je ne connais pas les lois qui régissent les publications en ligne.

    Mais je crois que dans le doute, je vivrai tout aussi bien à l'avenir sans être abonnée aux cyber-feuilles de chou Le Figaro et Le Monde. Pour résilier son abonnement à Le Monde, il faut obligatoirement téléphoner à leur service clientèle. Je sens que la conversation va être désopilante.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Paresse et mondes virtuels.

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    Inutile de le cacher, pour le moment l'actualité politique, qu'elle soit nationale ou internationale, me fatigue un peu. Dans ce domaine, mon envie de faire des billets avec un tant soit peu d'analyse suit un schéma bipolaire: des poussées de créativité suivies de périodes de crampe de l'écrivain, puis le cycle se répète.

    Et pour le moment j'en ai marre de parler de Trump qui trahit ses alliés européens comme je l'avais prévu, de Poutine qui se délecte de la situation, de Macron qui nous sort des propositions intéressantes sur le fond mais inapplicables en pratique, de Wauquiez et Retailleau engagés dans un éternel combats de coqs, et j'en passe. Ils me fatiguent.

    Tout ce que j'attends - et je compte les jours - c'est le moment où je vais m'envoler vers un lieu où on fête Noël en maillot à la plage, et où la Croix du Sud brille dans le ciel.

    Par contre, je m'amuse beaucoup avec la création d'images par IA. Je suis passée de ChatGPT à Grok, beaucoup plus tolérant pour ce qui est de représenter des personnalités politiques dans des univers fictifs ainsi que des scènes de castagne convenant bien aux univers de jeux de rôle que j'affectionne. Depuis l'adolescence, je regrettais de ne pas être capable de dessiner quoique ce soit correctement, et de représenter sur papier ce que mon imagination fertile me proposait. Grâce à l'IA, ce handicap a disparu et je m'en donne à coeur joie.

    J'ai appris comment "discuter" avec le logiciel d'un prompt correct avant de lancer la création d'image, afin d'obtenir un résultat qui colle avec précision à ce que je veux. Je commence à me débrouiller assez bien! Cela m'amuse énormément de transformer nos politiques en personnages de jeu de rôle. Vous avez vu un exemple avec Macron dernièrement. 

    Cependant certaines limites sont vite atteintes: pour ce qui est des personnalités politiques ayant une exposition médiatique moindre par rapport à un Trump ou un Macron, Grok ne s'en sort pas très bien, même quand je fournis une photo haute définition de la personne. Il me faudra passer à d'autres logiciels plus évolués, comme Midjourney, Stable Diffusion ou Leonardo AI.

    Oui, je sais, cela s'apparente à du deepfake...mais pas vraiment puisque mes personnages sont toujours plaçés dans un univers visiblement fictif. Je ne me servirai jamais de l'IA dans l'intention de nuire.

    J'ai donc créé récemment une scène de navire du XVIIIème siècle pris dans la tempête, inspirée d'une scène du roman "La Désirade" de Jean-François Deniau, d'après la vie du flibustier français Jean Lafitte. L'IA ne sait visiblement pas où se trouve le gouvernail sur un navire, mais ce n'est pas trop grave, l'atmosphère y est.

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    J'ai également créé un personnage inspiré des films de comédie de science-fiction Men in Black. Il est calqué sur l'Agent K interprété par Tommy Lee Jones, un des acteurs phares du premier film: gueule bien carrée et traits façonnés à la serpe. J'y ai ajouté un air bien plus sinistre que l'original, et je trouve que c'est assez réussi.

    L'étape suivante: les vidéos. Mais je n'en suis pas encore là. En attendant, bienvenue dans mes univers virtuels!

     

    A la revoyure, 

    Juliette Evola.

  • Macron 3032.

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    Personnage généré pour un jeu de rôle multi-joueurs en ligne de ma création inspiré de Cyberpunk 2077 - Phantom Liberty pour le contexte, Donjons & Dragons pour les alignements moraux, et des personnalités politiques parce que c'est fun. Rien de professionnel, c'est juste un délire privé avec quelques copains.

    Titre de la campagne: Quoi qu'il en coûte.

    Univers: Cyberpunk.

    Genre: Science-fiction militaire et stratégie.

    Alignement: Chaotique neutre.

    Logiciel IA: Grok.

     

    A la revoyure, dans cet univers ou un autre,

    Juliette Evola.

  • Juliette-la-Teigne rebaptise nos politiques.

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    Vu que sur le plan tant national qu'international l'humeur n'est pas vraiment à l'optimisme et aux sourires béats, je me suis dit qu'un peu d'humour ferait du bien. Evidemment, comme j'ai grandi avec Coluche, Fluide Glacial et Charlie Hebdo, inutile de s'attendre à des lancers de petites fleurs délicates!

    En ces temps où l'humour au second degré est devenu une denrée rare, je rappellerai qu'il s'agit ici de satire, et certainement pas d'une intention de nuire. Je parlerai de châtiments métaphoriques, ce qui n'est pas proférer des menaces réelles. J'épinglerai la trahison politique, sans l'assimiler au crime du même nom qui vous mène face à des juges...ou pire. La seule chose qui pourrait pâtir de ce billet est l'ego des politiciens concernés (et peut-être de celui de leurs supporters) si jamais ils me lisaient.

    Venons-en au coeur du sujet. Voyez-vous, j'ai pris l'habitude de donner des surnoms à nos chers politiques. Taquins au minimum, carrément grinçants et méchants quand l'humeur m'en prend. Je me propose aujourd'hui de vous donner trois exemples.

     

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    Jean-Luc Mélenchon, le Lider Dhimmissimo.

    Cette expression fait évidemment référence au Lider Maximo, Fidel Castro. Culte du chef, méthodes de gestion interne du parti digne des grandes heures du totalitarisme rouge, coups de gueule dignes d'un général mexicain. La République c'est lui, crie t-il malgré un pied déjà dans la tombe. Pas passionnément antisémite, non, sauf quand cela l'arrange de flatter dans le sens du poil un électorat dont la frange la plus radicale l'est bel et bien. D'où l'allusion aux dhimmis, citoyens chrétiens et juifs des anciens califats qui se soumettaient à la loi islamique par peur et/ou par intérêt.

    Verdict: Jetons sa réthorique enflammée au feu purificateur. Modèle fission-fusion Teller-Ulam, thermonucléaire. Boum. Ca nettoie tout du sol au plafond, y compris les relents Hamas-ophiles et les vieilles effluves robespierristes. Accordons ensuite au personnage une retraite bien méritée dans une petite niche confortable dans la cour de l'Elysée, d'où il pourra admirer la valse des présidents qui se succèdent, sans jamais pouvoir accéder lui-même à cette position.

     

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    Edouard Philippe, la Grosse Tache Jaune.

    J'ai mes têtes, et j'ai ce type dans le nez depuis la déculottade de Notre-Dame-des-Landes. Eh oui, je suis une vieille peste rancunière. Le jaune est la couleur de la lâcheté et de la trahison. On ne connait pas très bien l'origine exacte de ce symbolisme, mais il viendrait des artistes peintres du Moyen-Âge qui avaient pour habitude de peindre Judas en tunique jaune dans les scènes bibliques.

    L'expression "Grosse tache jaune" vient du roman "Ouragan sur le Caine" de l'auteur américain Herman Wouk, porté à l'écran en 1954 avec, dans le rôle principal, le magistral Humphrey Bogart. Ce dernier interprète le rôle d'un commandant de la marine de guerre américaine, qui sera surnommé "Grosse tache jaune" par son équipage suite à sa lâcheté au combat, et sa propension à trahir ses officiers en les laissant porter tout le poids d'erreurs dont il n'est pas innocent.

    Verdict: trente pièces d'argent, envoyées en épaulé-jeté et avec élan. Vous me direz que j'y vais un peu fort avec la métaphore christique. Pas sûr: des politiciens qui meurent et ressuscitent, çà s'est déjà vu. Mais c'est là un tout autre sujet. Alors ne vous y méprenez pas, je ne joue pas aux vierges effarouchées et naïves: la trahison est courante en politique. Mais il y a la manière et le timing, et Philippe a foiré les deux de manière totalement stupide.

     

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    Emmanuel Macron, le berger qui criait au "loup inversé".

    D'où vient donc cette phrase absurde? Tout simplement d'une des fables d'Esope, qui raconte la légende d'un jeune berger qui s'amusait à crier "au loup" pour enquiquiner ses voisins. Au début ce fut la panique, puis les villageois cessèrent d'y croire, et le jeune berger criait "au loup en vain. Un beau jour un loup bien réel apparut et le berger donna l'alarme, mais personne ne le crut, pensant avoir affaire à une de ses blagues. Ce fut évidemment le carnage.

    Actuellement, avec Macron c'est l'inverse: tout ce qu'il peut dire ou faire à ce stade, même si c'était la meilleure idée du monde, sera immédiatement rejeté tout simplement parce que cela vient de lui. Même s'il émettait soudain des lingots d'or dans la cuvette des vécés au lieu des habituels produits finaux de la digestion, les gens arriveraient encore à dire que çà schlingue. Le niveau de mécontentement que Macron suscite a, dans bien des cas, dépassé le stade de la grogne populaire et de la critique argumentée légitime pour basculer dans le lynchage systématique. Dans certains cas, j'ai presque l'impression que cela frôle le phénomène d'hystérie collective. J'ai d'ailleurs un billet en gestation là-dessus, mais je m'égare.

    Toujours est-il que c'est pour çà que j'ai choisi l'image du "loup inversé", non pas un prédateur mais à l'inverse une bébête sympa. Le berger n'était plus cru même s'il alertait d'un danger bien réel, A l'inverse Macron ne sera plus jamais cru même s'il pond un truc valable.

    Verdict: Procédure Opérationnelle Standard en ce qui me concerne, pour tous les présidents passés, présents et à venir: un bizou si une décision me plait, du concentré de jus de pruneau si elle m'enrage. Le jus de pruneau est un puissant laxatif, et sera administré à titre de karma: quand on fait chier les gens, en retour on...enfin, vous voyez ce que je veux dire ;o)

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.