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  • Hygiène mentale.

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    Le bonheur ne vient pas d'acquérir, mais de lâcher prise.

    -- Bouddha--

    Je suis trop vieille pour me demander qui m'aime et qui ne m'aime pas. Je me suis débarrassée de mon attachement émotionnel systématique envers tout le monde.

    Désormais, je traite les gens de la même manière qu'ils me traitent, ni plus, ni moins. J'en ai fini d'être un réservoir d'attentes, de donner 100% à ceux qui n'en donnent que 20, de justifier les absences, de chercher des excuses aux gens qui me laissent en plan et de fermer les yeux sur le manque de considération.

    Désormais, je suis un miroir.

    Tu m'appelles, je te rappelle. Tu m'ignores, je cesse de te donner mon attention. Tu me traites comme une priorité, tu deviens une priorité. Tu me traites comme une option, tu deviens une possibilité secondaire, tu redescends dans l'échelle de mes priorités.

    Ce n'est pas de la vengeance, c'est de l'équilibre. Ce n'est pas de la froideur, c'est de la préservation mentale. Se détacher ne signifie pas arrêter de ressentir. C'est arrêter de s'humilier pour compter aux yeux de quelqu'un et courir après sa validation. C'est comprendre que la réciprocité ne se mendie pas. Soit elle existe, soit elle n'existe pas.

    Vous ne m'aimez pas? C'est votre droit. Il y a des milliards d'autres personnes que Juliette à fréquenter sur cette planète. Je ne vais pas me plier en quatre pour essayer de correspondre à ce que vous voudriez que je sois. Au revoir, donc. Ce n'est pas de la misanthropie, c'est de la fidélité à ma boussole interne.

    J'ai découvert que la paix mentale consiste plus à ajuster ce que l'on donne qu'à essayer d'obtenir davantage des autres. Ils sont comme ils sont, et essayer de les changer est un but impossible à atteindre. Si quelqu'un me donne, il reçoit. Si les efforts viennent toujours de mon côté, je diminue ma présence. C'est aussi simple que ça.

    Je ne recolle pas ce que je n'ai pas cassé. Je n'ai aucune envie de réparer des liens que je n'ai pas brisés. Si je n'ai pas provoqué la rupture ou créé la distance, ce n'est pas à moi de recoller les morceaux.

    Si j'ai donné de la gentillesse et été présente pour vous, je sais que j'ai fait ma part. Je ne porterai pas le poids de la décision de quelqu'un d'autre de s'éloigner, je n'ai pas à porter vos valises émotionnelles.

    Je ne me blâmerai pas pour le silence que l'on m'inflige. Parfois, les gens ne partent pas parce qu'on les a blessés, mais la vie les éloigne. C'est alors leur décision de partir, et non la mienne. Ce n'est pas à moi de réparer cela.

    Je ne forcerai pas ma place là où je ne me sens plus bienvenue. Je refuse de reconstruire ce que d'autres ont laissé se briser sans même essayer de sauver les meubles.

    Et depuis lors, ma paix intérieure est bien plus profonde.

     

    A la revoyure,

    Juliette.

    Illustration: Siddhartha Gautama Bouddha site de Gal Vihara, Sri Lanka.