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  • La peste est de retour.

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    Travelling arrière dans le temps. Je me souviens parfaitement de cette période où, du haut de mes 14 ans, j'ai découvert les méfaits du Nazisme au cours d'Histoire, complet avec l'endoctrinement des masses, le reformattage totalitaire de la société, et les horreurs du nettoyage ethnique que l'on connaît.

    Au dela des images monstrueuses de déportés squelettiques, de boîtes de gaz asphyxiant Zyklon-B et de corps à demi carbonisés encore présents dans les fours crématoires, la question principale qui me turlupinait était d'ordre sociologique. J'avais hélas déjà intégré le fait que Homo sapiens recourt périodiquement à la guerre et aux meurtres de masse. Etait-ce du fatalisme et de la résignation? Je le crois volontiers, la nature humaine étant ce qu'elle est.

    Mais la question qui me tourmentait le plus était la suivante: comment une société civilisée peut-elle glisser dans le totalitarisme (qu'il soit brun ou rouge) sans que les hommes de bien ne s'en rendent compte et y mettent le holà? Cela me paraissait invraisemblable. Je me persuadai petit à petit que je n'aurais jamais la réponse à cette question, quel que soit le nombre de livres que je pourrais lire.

    Mais l'Histoire a la sale habitude de repasser les plats, et en ce XXIème siècle loin des totalitarismes historiques, j'ai enfin la réponse, et elle est glaçante.

    Il y a quelques jours à Grenoble, l'artiste juive Barbara Butch s'est fait sortir de scène à coup de bouteilles, d'ordures et d'insultes antisémites. Sale juive! Sale sioniste! Dégage! Il y a en effet une partie très vocale de la faune d'extrême-gauche qui estime que tout Juif est forcément d'accord avec la politique de l'Etat d'Israël vis-à-vis de la question palestinienne. Rien n'est plus faux, et il y a à ce propos autant de nuances d'opinion qu'il y a de Juifs. Mais peu importent les nuances pour les enragés porteurs de keffiyehs.

    Barbara Butch fut en effet victime d'une scène digne des années 1930. J'ai immédiatement pensé à ces photos de SturmAbteiling, les S.A., tristement célèbres Chemises Brunes national-socialistes, montant la garde devant des magasins tenus par des Juifs avec des pancartes disant: "Citoyens allemands, n'achetez pas chez les Juifs!" Autres temps, même méthodes.

    Et Barbara Butch n'est pas la seule victime de cette cancel culture (culture de l'effacement) fleurant bon l'antisémitisme. D'autres artistes comme le chanteur Amir Haddad ont récemment subi le même sort.

    Et que dire du chef d'orchestre israélien Lahav Shani déclaré persona non grata à des festivals en Europe, tout simplement à cause de sa nationalité? Peu importe qu'il ait à plusieurs reprises déclaré sa volonté d'une solution à deux états entre Palestiniens et Israéliens. peu importe qu'il ait dénoncé la brutalité de l'action de Tsahal à Gaza. Parce qu'il est israélien, cet homme a été accueilli par des campagnes virulentes de haine en ligne, issues d'une certaine frange de l'extrême-gauche.

    Et le pire dans tout çà, c'est que les autorités pensèrent à déprogrammer ses concerts "afin de ne pas troubler l'ordre public". L'Etat qui ploie le genou devant les extrémistes!

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    Et que penser de la communauté scientifique? Des pétitions circulent, demandant l'arrêt de toute collaboration académique avec les chercheurs israéliens. Pourquoi? La guerre de Gaza, encore une fois. Décidément, les bouchers terroristes du Hamas n'ont pas gagné sur le terrain suite aux ignobles pogroms du 7 Octobre, mais ils ont bel et bien gagné dans les esprits d'une certaine Gauche. Et peu importe que l'écrasante majorité du monde académique israélien soit très à gauche et ait réclamé à corps et à cris l'arrêt des opérations militaires à Gaza! Pour une certaine clique, un bon israélien est un israélien boycotté.

    Les Chemises Brunes montant une garde vigilante reviennent à l'esprit, une fois encore.

    Et que se passe t-il dans l'opinion publique face à ces dérives inquiétantes? Rien, ou pas grand chose. Et c'est là qu'est la clé: le mal progresse, dans une indifférence relative.

    Et en son temps, les Chemises Brunes tabassaient leurs opposants à mort dans les rues, instaurant ainsi un climat de terreur. Nous voyons également les prémisses de ce genre de choses dans nos rues. Vous souvenez-vous de Quentin Deranque, lynché à mort par des ex-membres de la Jeune Garde, clamant bien haut leur antifascisme? 

    Je n'oublierai pas la façon dont beaucoup à Gauche minimisèrent ce meurtre. Ah bah, ce n'était qu'une petite graine de facho qui l'avait sans doute un peu cherché, n'est-ce pas? C'était le même discours il y a un siècle lorsque les S.A. ou les S.S. tabassaient à mort un communiste - ah bah, ce n'était que de la vermine rouge de toute façon. C'est exactement la même logique, et les mêmes méthodes

    Une fois encore, peu de remous dans l'opinion publique une fois la petite vague d'émotion éteinte.

    Et que dire de cet élu de la République, Baly Bagayoko pour le nommer, qui suggère qu'une victoire de la droite radicale aux élections de 2027 provoquerait une situation insurrectionnelle!

    La triade noire du totalitarisme est présente, mes amis: violence politique et raciste, violence de rue, et suggestions séditieuses. Ce sont des graines totalitaires (dans le sens historique du terme) qui ne demandent qu'à germer.

    J'ai enfin compris par quel mécanisme le totalitarisme risque de pointer le bout de son vilain nez: à pas de loup, petit à petit, et dans l'apathie générale d'une société démocratique qui ne criera au loup que lorsqu'il sera trop tard.

    Ce qui est effrayant, ce n'est pas le bruit des bottes, c'est le silence des pantoufles.

    Et si on les laisse faire, ces nouvelles Chemises Brunes viendront bien me trouver à un moment où l'autre. Parce que j'ai vécu en Israël, ou parce que j'ai été macroniste, ou parce que mon blog les dérange, ou parce qu'ils trouvent que je pue des pieds, que sais-je! Ils trouveront bien un prétexte pour m'attaquer, verbalement au mieux, physiquement au pire. Et vous subirez le même sort.

    Il est grand temps de nommer l'ennemi actuel de la démocratie et de notre République. Pas l'adversaire, l'ennemi.

    Monsieur Mélenchon en tête, et une bonne partie de la LFI sans doute. Ceux qui veulent tout conflictualiser et tout brutaliser. Ceux qui flattent dans le sens du poil un électorat dont une partie est islamisée, radicalisée, homophobe, misogyne et antisémite. Ceux qui appellent les nervis de l'ex Jeune Garde chers camarades admirables. Ceux qui gloussent en proférant des jeux de mots douteux sur les noms de personnalités juives lors de meetings. Ceux qui ont des députés fichés S siégeant à l'Assemblée Nationale.

    Vous êtes des ennemis de la démocratie libérale. Je vous bloquerai dans les urnes, à chaque fois que je le pourrai, et par tous les moyens électoraux disponibles. Je ferai barrage systématiquement, et quel que soit le bulletin de vote que je doive choisir pour çà. Car le danger totalitaire, le vrai, a changé de bord.

    Si cette déclaration vous déplaît, enlevez moi de votre bloguerolle, peu importe, mais ne vous trompez pas de fachos.

    De nos jours, qui favorise l'antisémitisme?

    Qui choisit pour base électorale des gens présentant des factions homophobres, mysogines, violentes?

    Qui tabasse à mort dans les rues?

    Qui préférerait l'insurrection au verdict des urnes?

    Poser ces questions, c'est déjà y répondre.

    Quant à ceux à Gauche qui trouvent opportun d'établir des accords avec LFI, laissez-moi vous dire ceci. Ce sont des accords de la honte. Vous ressemblez à ces députés modérés de la République de Weimar dans l'Allemagne des années 1930, qui se mirent au lit dans les urnes avec le parti National-Socialiste, espérant ainsi le neutraliser. On connaît le résultat.

    Il faut vous réveiller de votre torpeur et de votre déni, m'sieurs dames. Car petit pas par petit pas, incident par incident, cachée sous des oripaux progressistes...

    La peste est de retour.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Rima Karma!

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    Rima revint le lendemain matin

    Rima revint les flics en sont certains

    Nul ne saura ni comment ni pourquoi

    Mais le matin suivant sa flotille était là.

     

    Inspiré d'une comptine pour enfants.

    ChatGPT s'embrouille un peu les pinceaux sur cette image humoristique de Rima Hassan en garde à vue. Il s'entête à dessiner un espace dans les barreaux suffisamment grand pour qu'on puisse s'échapper facilement. Par contre, j'avais demandé une tenue militaire sans trop de précisions, et voilà notre Rima Hassan affublée d'une chemise brune sans que je n'aie rien précisé. Ce qui correspond assez bien à l'idée que je me fais de cette personne et de la clique qui gravite autour d'elle, que ce soit des antifas ou des gens qualifiant à mi-mot des tueries terroristes d'actes légitimes de résistance.

    Seulement voilà ma pauvre Rima, tu as oublié une chose: Internet a une mémoire. Les tweets crapuleux ressortent toujours, il suffit pour çà que quelqu'un fasse une capture d'écran et saisisse le Procureur de la République. C'est évidemment ce qui t'es arrivé. Il faut dire que qualifier le massacre de simples touristes dans un aéroport israélien d'acte de résistance, c'était un peu fort de café.

    Se rendre chez les flics avec des substances euphorisantes illégales dans ton sac n'était pas vraiment futé non plus.

    Personnellement, le fait que ce genre de personne puisse avoir un rôle politique (dans son cas députée européenne) ne cessera jamais de me surprendre. Trop de démocratie tue la démocratie les amis, et la liberté d'expression a ses limites. Notre République n'a pas à tolérer que des individus qui font l'apologie de crimes barbares jouent un rôle politique.

    J'ai fort envie d'envoyer cette personne en cadeau à Bibi Netanyahou, il saurait quoi faire. Ah non, zut, quand les Israéliens ont arrêté les membres de la flottille pour Gaza - dont Rima Hassan, ils n'ont pas voulu les garder et les ont remis dans le premier avion. C'est ballot!

    La machine à victimiser s'est évidemment mise en marche immédiatement, avec les éructations prévisibles d'un Mélenchon particulièrement inspiré: police politique, violation de l'Etat de Droit, tout y passe. J'avais décrit ce processus de victimisation dans un billet précédent, je ne vais donc pas revenir sur ce développement ultra-prévisible du passage de cette chère Rima en garde à vue. Nous avons là une martyre potentielle, mes bons amis!

    Alors non, je ne vais pas me remettre à taper sur LFI car ce n'est pas nécessaire: ils arrivent très bien à s'enfoncer eux-mêmes. Je dirais même qu'on peut leur faire confiance pour couvrir des actes et des déclarations indéfendables, et garder dans leurs rangs des scélérats. Les positions sur lesquelles certains d'entre eux campent...mon cheval en produit une demi-brouette chaque jour.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Humour d'entre deux tours.

    élections municipales,PS,LFI,RN,Mélenchon,Bardella,Le Pen

    Allons, souriez, voyons! C'est de l'humour. Et un petit dessin vaut mieux qu'un long discours.

    Humour vache, certes, mais après tout, les municipales: même la presse belge en parle! J'aurais voulu vous donner un échantillon représentatif, malheureusement les articles de fond sont réservés aux abonnés.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Victimes stratégiques: mode d'emploi.

    ChatGPT Image 23 févr. 2026, 15_46_58.png

    Se poser en victime. Nous l'avons tous fait, un jour ou l'autre, et c'est humain. Ce matin, vous avez raté votre train, êtes arrivé en retard au boulot et vous êtes fait engueuler par votre manager, tout cela pour apprendre à la réunion suivante qu'un jeune coq bien moins expérimenté que vous sera promu au poste que vous lorgniez depuis longtemps. Voilà une journée calamiteuse qui vaut bien la peine que vous pleuriez sur votre propre nombril pendant un moment!

    Mais il y a ceux qui font de la victimisation leur fonds de commerce permanent. Ils ne s'apitoient pas sur leur sort qu'une fois de temps en temps, mais systématiquement. Vous les avez déjà croisés: ceux qui sont maltraités par la vie, mais c'est toujours la faute de quelqu'un d'autre. Ils ne réussissaient pas bien à l'école? Tous les profs étaient injustes avec eux! Ils se font virer pour la énième fois de leur boulot? Tous leurs managers étaient des salauds, et ils étaient des génies incompris. C'est la troisième copine qui les plaque? Toutes des garces!

    Je les appelle les "ouin-ouin", ou les Caliméro. Profils toxiques à éviter autant que possible.

    Dans les cas que je viens de décrire, il s'agit d'un comportement social, un modèle de fonctionnement psychologique. Mais, et cette fois je me tourne vers le monde politique, se faire passer pour une victime alors que dans les faits on n'a ni la conscience ni les mains immaculées, ce n'est pas un réflexe instinctif mais bien une stratégie calculée. Elle est commune à tous les bords politiques. Admirons quelques exemples:

    Voici un Sarkozy, qui cumule plus de casseroles qu'un magasin de quincaillerie, mais se pose en martyr quasi christique, priant à genoux dans sa cellule et écrivant un livre où tous les acteurs d'une cabale imaginaire y passent. Le complot des juges rouges. L'Etat de Droit, atrocement bafoué nous dit-il. Le "système", qui depuis des années veut sa peau. Macron lui-même, qui l'a laissé finir au violon, après l'avoir en outre privé de sa Légion d'Honneur

    Et voilà Marine Le Pen, qui s'est quand même fait prendre avec les doigts dans le pot de confiture, se poser également en victime: son procès n'est qu'une machination visant à l'empêcher de se porter candidate à la présidentielle. Faut dire que pour ériger des totems de victimisation, son parti n'est pas en reste pour se poser en parias du fameux "système". C'est une stratégie de communication bien rôdée. Pour qu'elle fonctionne, il faut faire appel à des méthodes populistes bien connues, notamment le leader injustement calomnié, et le "peuple pur" contre les élites, théorie si bien expliquée par Robespierre et son copain Saint - Just.

    Stratégie, le mot est lançé. Nous allons analyser les méthodes qui la sous-tendent, à chaque fois qu'elle est employée.

    Je vais donc maintenant aborder le coeur du sujet, en examinant la stratégie de communication de LFI en général, et de Mélenchon en particulier, qui se met en place dès que quelque chose leur est reproché.

    Que disent les Méluche, Bompard, Panot, Delogu et compagnie lorsqu'on les pointe du doigt pour des faits d'incitation à la violence, de violence tout court, ou de proximité assumée avec des gens aussi louches que la Jeune Garde? Eh bien, ils jurent leurs grands dieux qu'ils ne sont pas responsables de quoique ce soit. Ils ont toujours condamné la violence politique. Ils sont les innocentes victimes de gens qui font de la récupération politique de faits douteux ou tragiques afin de les diaboliser. Et si ma tante en avait...

    Pourquoi adoptent-ils cette ligne de défense? Il y en avait deux possibles: celle de dire OK, on fait une pause pour réfléchir et analyser, une sorte d'audit interne afin d'être sûrs qu'il n'y a pas de pommes pourries chez nous. Et s'il y en a, on les virera. La seconde ligne de défense, à laquelle nous assistons de façon quasi systématique, est de tout nier en bloc et adopter une mentalité de camp retranché.

    Cette attitude n'est ni un réflexe de défense, ni un signe de gêne, ni une crispation: c'est une stratégie politique structurée. Décortiquons ses mécanismes.

    Pour se transformer en victime, il faut d'abord trouver de faux "vrais coupables": le "système", les opposants politiques, les journalistes "orientés", la Droite républicaine qui est en fait cul et chemise (noire) avec l'hydre fasciste, bref il faut un complot idéologique. Cela fonctionne très bien sur les électeurs déjà méfiants envers les Institutions. Le message devient alors simple: "si je suis attaqué, c'est qu'on veut m'abattre politiquement, et si on veut m'abattre c'est donc que je dis la vérité! Je suis un quasi martyr!".

    Ensuite, le "je n'y suis pour rien". Peu importe si on déclare depuis des années qu'il faut "tout conflictualiser", qu'on traite des groupuscules satellites violents comme la Jeune Garde (officiellement dissoute, officieusement encore présente) de "chers jeunes camarades qu'on admire" et qui devraient penser à des "méthodes impactantes" pour contrer les fachos, qu'on martèle à longueur de temps que "la police tue", qu'on traite tous les Israéliens de génocidaires...tout cela n'est rien!

    Car enfin, ce n'est pas Mélenchon qui ordonne explicitement de taper sur des opposants! Légalement, cet argument est valide. Sur le terrain, il ne l'est pas. Instaurer un climat de conflit et de violence verbale contribue certainement à ce que les éléments les plus radicaux du mouvement se sentent pousser des ailes. S'il y a bien une constante dans l'Histoire, c'est que lorsque la violence verbale est présente, la violence physique n'est pas loin de montrer le bout de son vilain nez.

    Je pourrais citer bien des déclarations de LFIstes jurant leurs grands dieux qu'ils sont blancs comme neige en toutes circonstances, n'ont jamais contribué à un climat de violence, et qu'ils sont en fait les véritables victimes. Palme d'or à Alma Dufour qui a déclaré qu'elle mettait ses deux mains à couper que Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, n'avait rien à voir avec une triste affaire de violence ayant eu lieu à Lyon dernièrement, avec la mort en résultat. J'espère qu'elle se remet bien de sa double amputation!

    Il faut bien sûr un ingrédient pour que la sauce prenne complètement: une bonne vieille théorie du complot. Un exemple: une rixe entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite a éclaté? C'est certainement un guet-apens monté par l'extrême-droite pour attirer de pauvres gauchistes dans les filets de néo-nazis ivres de sang. De préférence, une seule source (de gauche bien sûr) sera lanceur d'alerte. Aucune enquête n'aura encore prouvé quoique ce soit, mais certains, qui ont tellement envie d'y croire, se jetteront sur la rumeur comme un affamé sur une assiette bien garnie. Le biais de renforcement positif (ou biais de confirmation) est en effet extrêmement fort: le cerveau humain a tendance à croire en priorité ce qui va dans son sens. 

    Voilà, la stratégie du martyr est en place. Les vrais responsables, c'est le camp d'en face, qui diabolise. Critiquer le chef devient une trahison et une preuve de complot. Ceux qui ont les mains sales sont devenus intouchables, le blindage rhétorique mis en place est impénétrable. L'inversion accusateur - accusé est maintenant complète.

    Vous voulez un mini-kit qui vous permettra d'identifier ce genre de stratégie manipulatrice? Posez-vous ces 4 questions:

    - Le problème est-il nié en bloc, dans un déni total, sans nuance, sans autocritique, sans allusion de responsabilité indirecte?

    - Y a t-il inversion morale: ce ne sont plus les actes ou le climat politique qui sont en cause, mais ceux qui les dénoncent?

    - Le camp qui se victimise est-il sanctifié, à savoir est-il décrit comme un club de blanches colombes?

    - Y a t-il un parfum de complot, comme des médias ligués pour traîner le Parti dans la boue? Ou un évènement non vérifiable par plusieurs sources indépendantes qui cible l'adversaire pour retourner le narratif coupable - victime?

    Si la réponse est oui à ces quatre questions, vous avez affaire à une stratégie de victimisation. Seulement voilà: ce genre de stratégie est basé sur des ficelles suffisamment grossières pour que, très rapidement, les mensonges commencent à se voir.

    Et pour l'instant, le nez des Pinocchio LFIstes s'allonge considérablement.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Bientôt sur ce blog...

    ChatGPT Image 21 févr. 2026, 16_02_09.png

    Bonjour à tous,

    Un petit billet que d'aucuns trouveront, avec raison, rédigé sur un ton plus sec que d'habitude, vous en voilà informés.

    Je voudrais vous exposer les sujets des billets que je compte écrire prochainement sur ce blog. Ils auront pour thème général la violence politique, abordée sous l'angle de diverses analyses sociologiques et psychologiques, de comptoir certes, mais reflétant néanmoins des informations sourcées. En filigrane, je prendrai pour exemple le lynchage de Quentin. Je ne pense pas qu'il soit possible d'éviter le sujet plus longtemps.

    Ces billets, dénués de mon ton satirique et moqueur habituel, porteront sur les sujets suivants - je ne sais pas encore dans quel ordre ils seront traités, ni s'ils se succéderont ou alterneront avec des sujets plus légers.

    - Un bref rappel de la violence d'extrême-droite en France. Histoire que nul ne vienne pointer du doigt le fait, réel ou imaginaire, que j'évite le sujet. Je vais tuer cette éventualité dans l'oeuf.

    - L'emploi extraordinairement fréquent de la logique fallacieuse, qu'elle soit délibérée ou de bonne foi, dans les commentaires que j'ai pu glaner ces derniers jours sur les blogs, dans les médias, et certains forums de discussion politique que je fréquente.

    - Le phénomène de compartimentation psychologique qui intervient chez les individus vivant une réalité déplaisante. Il s'agit d'un sujet largement documenté en psychologie. Je prendrai notamment comme exemple les deux situations suivantes: comment fait quelqu'un qui trompe son conjoint pour rentrer gentiment chez lui comme si de rien n'était? Comment se comportent les membres d'un mouvement politique si certains d'entre eux sont suspectés d'être liés à des actes illégaux et violents? Dans les deux cas il y a souvent compartimentation pour éviter de faire façe à la réalité. Je vous expliquerai de quoi il s'agit en détail.

    - Le retournement de narratif et la victimisation, qui transforment les victimes en coupables. Là aussi il s'agit d'un phénomène psychologique connu et documenté.

    Ces tactiques de communication, largement utilisées quel que soit le bord politique, feront probablement l'objet de plusieurs billets, car il y a beaucoup à en dire.

    En attendant, je vous suggère de relire le billet suivant, où je dénonçais, entre autres, les menaces de mort qui avaient ciblé Jean-Luc Mélenchon et les électeurs de LFI, orchestrées par quelques YouTubeurs bas du front se proclamant eux-mêmes admirateurs des dictateurs Franco et Pinochet. Cela vous éclairera sur mon état d'esprit.

    Je vais clôturer ce billet par quelques règles de fonctionnement sur ce blog. La majorité des blogs en ont, et modèrent les commentaires avant publication, ce qui n'est pas mon cas. Je tiens donc à communiquer que les règles suivantes sont désormais en vigueur ici:

    - Bien entendu, les insultes, attaques personnelles sur moi ou d'autres commentateurs ne seront pas tolérés. Si vous trouvez qu'un de mes raisonnements est stupide, c'est votre liberté de le dire, pour peu que vous justifiiez ce jugement par des faits documentés. Par contre si vous dite que je suis stupide, c'est une attaque personnelle et votre commentaire dégage illico.

    - Vous aurez l'obligeance de signer vos billets. J'aime savoir avec qui je parle.

    - Si vous faites usage de logique fallacieuse dans un commentaire, vous êtes en zone dangereuse. Si je me rends compte que vous êtes de bonne foi et ne vous rendez pas compte que votre raisonnement est caduc, cela passera peut-être. Pas sûr, mais peut-être. Si par contre la tentative de manipulation politique des faits est évidente, votre commentaire sera supprimé.

    - Pas de psychodrames. Je ne vous suivrai pas sur ce terrain, ne me livrerai à aucune escalade, et ne vous répondrai pas si vous essayez de m'appâter. On n'est pas sur X, Tik Tok ou Threads ici.

    - Cette liste est non exhaustive. Si vous dépassez les lignes de manière flagrante et répétée, je n'hésiterai pas à sévir.

    Je tiens à préciser une chose importante: il n'est pas dans ma nature d'être la gentille fille consensuelle, rassembleuse et marchant sur des oeufs pour ne pas déplaire. Surtout sur des sujets graves, qui impliquent des morts. Je vous donnerai une analyse qui sera basée sur la pensée scientifique, froide, et chirurgicale.

    Dans le cas où cela vous déplairait, dites-vous bien que si mes mots heurtent, c'est peut-être parce qu'ils touchent juste. Je l'assumerai pleinement. Un discours politiquement engagé qui ne dérange personne ne sert à rien.

    Pour terminer ce billet sur une note un peu moins sèche: vous avez tous droit au chapitre sur ce blog, quelle que soit votre orientation politique, tant que vous restez dans le cadre de la démocratie, de la décence, du respect de la vie humaine, du respect des morts (même si vous détestiez le défunt), de la non-violence tant verbale que physique, et de la courtoisie.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.