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philippe

  • Ce sparadrap nommé Macron.

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    J'adore lire, et en période pré-électorale presque tous les candidats ou candidats putatifs à la présidentielle se fendent d'un ou plusieurs bouquins. Cela fait partie du marketing politique: il faut aller à la rencontre des électeurs en parlant de son programme, de son expérience passée ou de qui on est de manière un tant soit peu personnelle. De préférence les trois à la fois.

    C'est toujours intéressant à lire, mais je n'ai aucune intention de dépenser mes sous dans ce genre de littérature par définition éphémère puisqu'elle répond aux exigences du moment mais deviendra obsolète après les élections. Il y a bien une charmante bibliothèque de quartier près de chez moi, mais elle n'est pas très achalandée en livres parlant de l'actualité politique.

    Heureusement, j'ai une copine qui travaille dans une grande librairie et me refile régulièrement les invendus. Ce sont des livres à la couverture décolorée suite à un passage prolongé en vitrine, ou maltraités lors du transport, ou encore abîmés par des clients peu soigneux. 

    C'est ainsi que j'ai pu lire gratuitement "Le prisonnier" par Sarko, "Le prix de nos mensonges" par Edouard Philippe, ou 'Le cardinal", un portrait de Bruno Retailleau par la journaliste Nathalie Schuck. Et je me retrouve maintenant à lire "En homme libre" de Gabriel Attal.

    Et c'est ici que l'irritation commence. Car voyez-vous, Philippe et Attal ont un point commun avec Sarkozy: la pleurniche victimaire. Je m'explique.

    Vous connaissez tous la série de bande-dessinées "Tintin et Milou" par le célèbre auteur belge Hergé? Oui? Alors vous connaissez le truculent Capitaine Haddock, ses bordées de jurons et l'épisode du sparadrap. Le Capitaine Haddock ne parvient pas à s'en débarrasser, et ce damné sparadrap se retrouve toujours collé à un autre doigt comme par magie. Il en est devenu une métaphore pour les situations que l'on souhaiterait oublier, mais qui reviennent obstinément vous poursuivre.

    La lecture de la prose de Philippe et Attal fait ressortir leur problème principal: ils ont été premiers ministres de Macron. Houlà, embêtant, çà! Ce dernier étant sans nul doute un des présidents les plus détestés que la France ait jamais eu, cet héritage a vite fait de devenir un sparadrap bien collant dont il y a lieu de se débarrasser. Flanquer un bon petit couteau dans le dos d'un mentor politique auquel on doit tout n'est pas chose rare en politique. Le problème avec messieurs Philippe et Attal, c'est la manière. Une manière qui me colle un ulcère à l'estomac direct.

    La pleurniche.

    La victimisation.

    La fuite devant ses responsabilités.

    Ces deux hommes tentent donc de nous dire qu'ils n'ont rien, mais absolument rien à voir avec Macron. Ou un peu quand même, mais ils n'ont pas fait exprès. Qu'ils étaient aveuglés, que ce n'est pas leur faute en fait s'ils l'ont suivi. Désolée, mais le déni de responsabilité et venir chouiner, avec mon cela ne passe pas. Il y aurait tout à fait moyen de dire j'ai fait tel ou tel choix politique et je l'assume, mais ce choix n'a pas donné lieu aux résultats que j'espérais. J'en ai donc tiré les conséquences, et à la place je vous propose le programme XYZ qui sera mieux à même de répondre aux défis auxquels la France fait face.

    Voilà ce qui serait une approche adulte de leurs actions passées. Se défiler, c'est un truc d'ado pas fini. J'ai croisé pas mal de ce genre de méduses sans colonne vertébrale dans ma vie professionnelle, et mon réflexe a toujours été un signal d'alerte, un red flag immédiat. Alors quand on parle de concourir à la fonction suprême...vous pensez bien que les attitudes de pleureuses vont susciter un rejet direct de ma part!

    Gabriel Attal va encore beaucoup plus loin dans son rôle de Caliméro. Ce fils de la bonne bourgeoisie ayant étudié à l'Ecole Alsacienne, un établissement privé prestigieux, tente de nous apitoyer sur son enfance difficile, et le statut de sa mère célibataire depuis le décès de son père. Avouons qu'être mère célibataire, ce n'est pas exactement la même chose quand on vient des classes moyennes supérieures que quand on est caissière à mi-temps chez Carrefour!

    Puis vient la mention du harcèlement qu'il a subi à cause de son homosexualité. Je ne doute pas que ce soit vrai, et ce harcèlement est évidemment inacceptable et condamnable. Mais de la manière dont les faits sont présentés, j'ai la désagréable impression que ces faits sont transformés en arme, en totem de victimisation destiné à en remettre une bonne couche de pleurniche. Vous pourriez me dire que je n'y connais rien, n'étant pas dans les godasses d'une personne gay.

    Ben si, quand même un peu. Le meilleur ami de ma mère était, dans les années 80, un nom plus ou moins connu du monde de la nuit LGBT+. Il tenait un bistro de rencontres. Il y a également une de mes tantes, qui depuis 40 ans vit une existence bien tranquille avec sa compagne. J'ai eu à de nombreuses reprises l'occasion d'échanger avec eux au sujet des gens qui exploitent leur différence pour la changer en arme de propagande. Eh bien ils n'aimaient pas du tout çà, et je ne pense pas qu'ils soient les seuls.

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    Donc voilà. "En homme libre" fait pleurer les chaumières non seulement sur le portrait d'un macroniste non assumé essayant de se débarrasser du fameux sparadrap-Macron qui lui colle aux doigts, mais en rajoutant une bonne couche de pleurniche sur le pauvre garçon au passé difficile, donc proche du peuple. Désolée Gabriel, mais la ficelle est un peu grosse. T'auras pas ma voix, pas plus que l'ami Philippe. Mon intérêt va vers les hommes qui assument leur passé et font des propositions d'avenir, pas vers les pleurnichards.

    Afuera, comme on dit!

    Il paraît que Bruno Retailleau prépare un bouquin, j'aimerais donc voir comment il va gérer l'histoire de cet ennuyeux sparadrap-Macron qu'il traîne également derrière lui, qu'il le veuille ou non. Assumer ou se transformer en Mur des Lamentations? Je suis toute ouïe.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola

  • Juliette-la-Teigne rebaptise nos politiques.

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    Vu que sur le plan tant national qu'international l'humeur n'est pas vraiment à l'optimisme et aux sourires béats, je me suis dit qu'un peu d'humour ferait du bien. Evidemment, comme j'ai grandi avec Coluche, Fluide Glacial et Charlie Hebdo, inutile de s'attendre à des lancers de petites fleurs délicates!

    En ces temps où l'humour au second degré est devenu une denrée rare, je rappellerai qu'il s'agit ici de satire, et certainement pas d'une intention de nuire. Je parlerai de châtiments métaphoriques, ce qui n'est pas proférer des menaces réelles. J'épinglerai la trahison politique, sans l'assimiler au crime du même nom qui vous mène face à des juges...ou pire. La seule chose qui pourrait pâtir de ce billet est l'ego des politiciens concernés (et peut-être de celui de leurs supporters) si jamais ils me lisaient.

    Venons-en au coeur du sujet. Voyez-vous, j'ai pris l'habitude de donner des surnoms à nos chers politiques. Taquins au minimum, carrément grinçants et méchants quand l'humeur m'en prend. Je me propose aujourd'hui de vous donner trois exemples.

     

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    Jean-Luc Mélenchon, le Lider Dhimmissimo.

    Cette expression fait évidemment référence au Lider Maximo, Fidel Castro. Culte du chef, méthodes de gestion interne du parti digne des grandes heures du totalitarisme rouge, coups de gueule dignes d'un général mexicain. La République c'est lui, crie t-il malgré un pied déjà dans la tombe. Pas passionnément antisémite, non, sauf quand cela l'arrange de flatter dans le sens du poil un électorat dont la frange la plus radicale l'est bel et bien. D'où l'allusion aux dhimmis, citoyens chrétiens et juifs des anciens califats qui se soumettaient à la loi islamique par peur et/ou par intérêt.

    Verdict: Jetons sa réthorique enflammée au feu purificateur. Modèle fission-fusion Teller-Ulam, thermonucléaire. Boum. Ca nettoie tout du sol au plafond, y compris les relents Hamas-ophiles et les vieilles effluves robespierristes. Accordons ensuite au personnage une retraite bien méritée dans une petite niche confortable dans la cour de l'Elysée, d'où il pourra admirer la valse des présidents qui se succèdent, sans jamais pouvoir accéder lui-même à cette position.

     

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    Edouard Philippe, la Grosse Tache Jaune.

    J'ai mes têtes, et j'ai ce type dans le nez depuis la déculottade de Notre-Dame-des-Landes. Eh oui, je suis une vieille peste rancunière. Le jaune est la couleur de la lâcheté et de la trahison. On ne connait pas très bien l'origine exacte de ce symbolisme, mais il viendrait des artistes peintres du Moyen-Âge qui avaient pour habitude de peindre Judas en tunique jaune dans les scènes bibliques.

    L'expression "Grosse tache jaune" vient du roman "Ouragan sur le Caine" de l'auteur américain Herman Wouk, porté à l'écran en 1954 avec, dans le rôle principal, le magistral Humphrey Bogart. Ce dernier interprète le rôle d'un commandant de la marine de guerre américaine, qui sera surnommé "Grosse tache jaune" par son équipage suite à sa lâcheté au combat, et sa propension à trahir ses officiers en les laissant porter tout le poids d'erreurs dont il n'est pas innocent.

    Verdict: trente pièces d'argent, envoyées en épaulé-jeté et avec élan. Vous me direz que j'y vais un peu fort avec la métaphore christique. Pas sûr: des politiciens qui meurent et ressuscitent, çà s'est déjà vu. Mais c'est là un tout autre sujet. Alors ne vous y méprenez pas, je ne joue pas aux vierges effarouchées et naïves: la trahison est courante en politique. Mais il y a la manière et le timing, et Philippe a foiré les deux de manière totalement stupide.

     

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    Emmanuel Macron, le berger qui criait au "loup inversé".

    D'où vient donc cette phrase absurde? Tout simplement d'une des fables d'Esope, qui raconte la légende d'un jeune berger qui s'amusait à crier "au loup" pour enquiquiner ses voisins. Au début ce fut la panique, puis les villageois cessèrent d'y croire, et le jeune berger criait "au loup en vain. Un beau jour un loup bien réel apparut et le berger donna l'alarme, mais personne ne le crut, pensant avoir affaire à une de ses blagues. Ce fut évidemment le carnage.

    Actuellement, avec Macron c'est l'inverse: tout ce qu'il peut dire ou faire à ce stade, même si c'était la meilleure idée du monde, sera immédiatement rejeté tout simplement parce que cela vient de lui. Même s'il émettait soudain des lingots d'or dans la cuvette des vécés au lieu des habituels produits finaux de la digestion, les gens arriveraient encore à dire que çà schlingue. Le niveau de mécontentement que Macron suscite a, dans bien des cas, dépassé le stade de la grogne populaire et de la critique argumentée légitime pour basculer dans le lynchage systématique. Dans certains cas, j'ai presque l'impression que cela frôle le phénomène d'hystérie collective. J'ai d'ailleurs un billet en gestation là-dessus, mais je m'égare.

    Toujours est-il que c'est pour çà que j'ai choisi l'image du "loup inversé", non pas un prédateur mais à l'inverse une bébête sympa. Le berger n'était plus cru même s'il alertait d'un danger bien réel, A l'inverse Macron ne sera plus jamais cru même s'il pond un truc valable.

    Verdict: Procédure Opérationnelle Standard en ce qui me concerne, pour tous les présidents passés, présents et à venir: un bizou si une décision me plait, du concentré de jus de pruneau si elle m'enrage. Le jus de pruneau est un puissant laxatif, et sera administré à titre de karma: quand on fait chier les gens, en retour on...enfin, vous voyez ce que je veux dire ;o)

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • IA et positionnement politique.

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    Certaines personnes (qui se reconnaîtront) adorent jouer avec l'IA pour générer des images. J'ai quant à moi eu la curiosité de demander à ChatGPT d'établir mon positionnement politique sur base de plusieurs axes abordés de façon généraliste: économie, questions sociétales, écologie, immigration, institutions, alliances politiques et proximité avec certaines personnalités politiques. J'ai décrit un tableau global de mes opinions, et ai demandé à l'IA de me poser des questions afin d'affiner ce portrait en fonction des caractéristiques du paysage politique français.

    Le résultat est saisissant de vérité. Je tiens cependant à préciser que l'IA a ses limitations et qu'il ne s'agit que d'un profil théorique, qui sera fortement influencé par la réalité du terrain. En effet, j'ai toujours une vision critique de ce qui se passe, et non une attitude partisane du type "tous derrière le chef sans réfléchir". Ceci n'est donc qu'un portrait valable à l'heure où j'écris ces lignes, un selfie idéologique qui peut très bien évoluer à l'avenir en fonction des développements politiques qui agitent notre pays. Je forme des alliances qui peuvent être remises en question, pas des allégeances aveugles. 

    Et hop, je déballe cash! Voici donc ce que ChatGPT me dit:

    Ton profil général:

    • Économie : libérale, réduction de la dépense publique, liberté au privé.

    • Sociétal : progressiste (droits LGBT, euthanasie, mariage pour tous).

    • Immigration : restrictive, mais sans basculer dans le discours identitaire du RN.

    • Écologie : importante mais secondaire, plutôt par innovation que par régulation étatique.

    • Europe & international : pro-européenne, favorable à l’OTAN mais lucide voire méfiante vis-à-vis des USA

    • Institutions : exécutif fort, présidentiel.

    • Alliances : ni RN, ni LFI, ni droite conservatrice dure.

    • Proximité : Retailleau, Macron, Philippe, Pécresse (mais surtout Macron s'il se positionne en "libéral clair", pas celui du "en même temps" flou).

     

    Position sur l’échiquier politique

    Tu es dans la zone centre-droit libérale-progressiste, pro-européenne et réformiste.
    C’est exactement le créneau que Macron a essayé d’occuper, mais avec parfois des ambiguïtés qui t’agacent. Tu pourrais aussi te retrouver dans une droite républicaine modernisée, type Retailleau/Pécresse si elle reste européenne et libérale.

     

    En résumé

    • Très loin de LFI et du RN.

    • Assez loin de LR version Ciotti/Wauquiez.

    • Compatible avec Horizons (Philippe) et Renaissance (Macron), mais exigeante sur la clarté.

    • Compatible avec certains LR (Retailleau, Pécresse) si ligne libérale/pro-européenne

     

    Tu es donc une libérale européenne progressiste avec une fermeté régalienne, dans la veine de ce qu’on appelle en France le macronisme de droite ou la droite libérale modérée.

     

    Ainsi parla ChatGPT.

     

    Il est intéressant de revenir sur les contradictions entre la théorie et la vie réelle dont je parlais en début de billet. Par exemple, l'IA me donne une bonne proximité avec Edouard Philippe, alors que je ne l'aime pas. Je le considère comme un mou du genou depuis sa déculottade face aux ZADistes de Notre Dame des Landes, et son dernier bouquin (Le prix de nos mensonges), un véritable spectacle d'auto-flagellation et de demande de pardon pour sa proximité avec Macron ne me flattent pas dans le sens du poil. Non pas parce qu'il veut "tuer le père", mais parce que la repentance pleurnicharde, ce n'est pas ma tasse de thé. Regardez Bruno Retailleau par contre, il clashe aussi le Président, mais avec combativité et en proposant des solutions...grosse nuance. Sujet complexe, j'en ferai probablement un billet à l'avenir.

    Et quand on parle d'écologie, ce n'est pas une préoccupation secondaire pour moi, car l'état de notre chère planète bleue me préoccupe. Mais je suis allergique à l'idéologie gauchisante que l'écologie est devenue, donc ici aussi il faut mettre des nuances qui tiennent compte du réel. 

    Ce ne sont que deux exemples, et on peut discuter de chaque axe d'évaluation de mon positionnement politique à l'infini. Je le ferai sans doute en écho de l'actualité, mais j'estime que ce billet est assez long comme çà, je ne vais pas partir dans des hors sujets interminables.

    En conclusion, je pense que pour le coup, ChatGPT ne s'est pas trop mal débrouillé en fonction des variables que je lui ai données.

    A la revoyure,

    Juliette Evola