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Intelligence Artificielle

  • Mélenchon candidat éternel!

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    75 balais, et dans la course une fois encore! La vieillesse est un naufrage, et tout n'est que vanité...Je me contenterai de cette saillie humoristique et aurai la paresse de ne pas me fendre d'une analyse. En effet, Philippe Bilger de Justice au Singulier me semble avoir dit tout ce qu'il y avait à dire sur la question.

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • La "réseau socio-isation" de la presse classique?

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    Il y a quelques mois, j'écrivais un billet mi agacé, mi amusé sur le fait que mes commentaires sur les articles du quotidien Le Figaro (auquel je suis abonnée) se voyaient régulièrement refusés par les modérateurs. Vous pouvez retourner lire ce billet si vous voulez quelques exemples. Mon ton était parfois abrasif certes, et souvent teinté de sarcasme, mais je ne suis jamais sortie du cadre d'une discussion respectueuse de la démocratie, de la République, et de la dignité dûe à tout être humain.

    J'avais conclu en parlant de l'hypothèse fort probable que les commentaires soient modérés par IA, laquelle pouvait buguer et, de temps à autre, sanctionner des commentaires acceptables et autoriser d'autres qui sortent franchement des clous.

    J'avais néanmoins gardé un oeil sur ce phénomène, et je ressens aujourd'hui la nécessité de remettre le sujet sur le tapis et de pousser ma réflexion un peu plus loin. Je ne vous cache pas que mon irritation s'est accentuée, et qu'un évènement a été la goutte d'eau -ou de fiel - qui a fait déborder le vase.

    Il s'agit d'un incident ayant eu lieu au Sud-Liban dans le cadre de la guerre Hezbollah-Israël. Dans une photo circulant sur les réseaux et dans la presse, on voit un soldat israélien casser à coups de masse une statue du Christ en croix tombée à terre. Cet acte indigne et inexcusable a suscité une enquête interne et les excuses du Premier Ministre israélien, présentées à tous les chrétiens. Embarras sincère ou larmes de crocodile je ne sais, mais en tout cas Israël n'a pas nié ou minimisé l'incident.

    J'ai ensuite eu le tort d'avoir la curiosité de lire les commentaires sous l'article du Figaro qui relate les faits. Ce n'est pas que j'aie été surprise par la bêtise de ceux qui pense que les actes d'une brebis galeuse sont suffisants pour blâmer un Etat et un peuple tout entiers. Je n'ai pas été d'avantage surprise par la virulence extrême des propos tenus: peuple déicide, accusations médiévales de Juifs qui empoisonnent des puits ou poignardent des hosties, tout y est. 

    Bertolt Brecht, écrivain et dramaturge allemand, avait bien raison lorsqu'il déclarait: "il est encore fécond, le ventre dont est sorti la bête immonde".

    Non, tout cela n'est pas ce qui me choque le plus. Ce qui me choque, c'est l'absence  de modération de commentaires étalant, avec autant de vulgarité que de violence, leur racisme absolument décomplexé. J'ai alors eu la curiosité d'aller lire les commentaires publiés dans Le Monde. Et c'était le même constat consternant. Il y avait moins de langage vulgaire, mais le racisme assumé était présent.

    Je ne vous parle pas d'antisionisme ordinaire, mais bien de racisme dans son expression la plus claire: le fait qu'un individu soit incliné à commettre des blasphèmes, voire des génocides et des massacres, de par le simple fait de son identité ethnique et religieuse. C'est un salaud non pas politiquement ou militairement, mais de par son bagage génétique et culturel.

    Je croyais que ce genre de déclaration était un délit en France. Eh bien, certainement pas dans les commentaires des feuilles de chou Le Monde et Le Figaro!

    Mais il n'y a pas que les Juifs qui morflent. Durant les derniers mois j'ai repéré dans la section commentaires de ces journaux des déclarations que ChatGPT ou Grok stopperaient immédiatement, en vous faisant un rappel à l'éthique et à la loi.

    Qu'ai-je donc pu lire de si moche?

    Les appels à se débarrasser de Macron, par exemple. Pas par les urnes, oh non. Via la bonne vielle bascule à Charlot, à savoir la guillotine. Il y a également ceux qui trouvent que roué ou brûlé en place publique serait franchement plus divertissant. Sans commentaire, hein! Ou plutôt si: un de mes premiers billets traitait entre autres du sujet des menaces de mort déguisées en blague. Cela ne m'a jamais fait rire, même si la personne menaçée est un adversaire politique virulent.

    Egalement, la déshumanisation. Lorsque vous dites "ce connard de Président" ou "cet abruti de ministre", vous faites encore référence à un être humain. Quand vous passez à "CE qui nous sert de Président" ou "CE qui nous sert de ministre", vous ne parlez plus d'un être humain: IL est devenu CE, à savoir cet objet, cette chose. Nous ne savons que trop ce qui suit généralement les déclarations visant à déshumaniser l'adversaire: la violence physique fait souvent suite à la violence verbale, et parfois la déshumanisation pave la voie à l'éradication. Vous ne me croyez pas? Je vous suggère de lire quelques livres d'Histoire. Tiens, je vous conseille un sujet: l'assassinat de Martin Luther King est un bon exemple. C'est plus facile de tuer quelqu'un qu'on traite de singe que de flinguer un homme.

    Ce type de déclaration est présente en bon nombre dans la section commentaires de journaux nationaux de référence. On se croirait sur X/Twitter. C'est à gerber.

    Je vous passe ce que j'appelle les insultes de basse intensité du type crétin ou salope, par lesquelles tel politique, dirigeant et même artiste se fera traiter de tout les noms par leurs détracteurs. Même la mort récente de Nathalie Baye a donné lieu à une curée digne des pires rézozos sociaux.

    Fin de mon très long préambule.

    Mon instinct scientifique ayant repris le dessus, j'ai voulu tester l'hypothèse d'une modération de commentaires par IA et non par un être humain. J'ai quasi simultanément posté des commentaires sur des sujets aussi divers que la stratégie de Trump au Moyen-Orient, le vote interne chez LR, une sordide affaire de moeurs à Outsiplou-les-Pédezouilles et la mort d'un de nos soldats au Liban. Chacun de ces sujets pouvait potentiellement donner lieu à une discussion explosive. 

    Mes commentaires ont été approuvés en moins de 10 minutes. Dans Le Figaro et Le Monde, chaque article donne lieu à des centaines de commentaires, parfois même des milliers. Il faudrait une armée entière de modérateurs pour revoir les commentaires aussi vite. Je pense donc que mon hypothèse est la bonne: c'est une IA qui fait office de modérateur.

    Après tout, pourquoi pas?

    Le problème est que le nombre effarant de commentaires violents et insultants qui échappent à la modération laisse supposer que ces déficiences à repérer les saloperies ne sont pas un bug occasionnel. C'est selon moi un je-m'en-foutisme de la part des concepteurs et des programmeurs de l'IA, qui n'ont pas établi des filtres assez efficaces que pour virer les appels au meurtre, les propos racistes et autres joyeusetés.

    Je vais être tordue dans mon cerveau et aller encore plus loin.

    Il est évident que, dans la société de sur-information hyper rapide dans laquelle nous vivons, une proportion non négligeable de la population adore passer du temps devant un écran à s'invectiver et à balancer des analyses bidon de quelques lignes. Les sites de rézozos sociaux font leur beurre via la parole du Saint Algorythme. Plus la discussion est clivante, émotionnelle, insultante, plus grand est le nombre de vues, et plus les excités seront enclins à commenter, pérennisant ainsi un cercle vicieux. Et plus il y a de nombre de vues, plus il y a de sous qui tombent dans la poche du propriétaire du media. C'est ainsi que fonctionnent X/Twitter, TikTok, YouTube et je ne sais quoi encore.

    Ne serait-il pas tentant alors pour les media classiques de fonctionner de la même manière? Un fil de commentaires peuplé de doctes analyses bien ficelées et sérieuses n'attirera que peu de trafic vers l'article. Par contre, si c'est la foire d'empoigne, l'article va faire tourner l'algorythme de façon bien plus efficace.

    Mais enfin, me direz-vous: il y a des lois. Jamais un media national ne risquerait de se ramasser l'autorité compétente sur le dos pour avoir autorisé la publication de commentaires illégaux. Eh bien, ce n'est pas si sûr: tout devient une question d'équilibre bénéfice-risque. Avec un bon avocat, on peut très bien s'en sortir en disant désolés, on a conscience du problème, nos développeurs travaillent sur une IA plus performante. Cela coûte peut-être moins cher de risquer une sanction plutôt que de censurer le flux de purin qui génère des vues.

    Vous pensez que je vais un peu loin, que ma théorie est parano et limite conspirationniste et que les médias "sérieux", de référence, sont suffisamment éthiques que pour ne pas jouer à ce petit jeu? Pardonnez mon cynisme, mais j'ai un petit doute. Il y a une visibilité à gagner, donc du pognon à encaisser. Cette fois-ci c'est Karl Marx que je vais citer: quand vous ne comprenez pas un phénomène, cherchez toujours le bénéfice économique qui le sous-tend. J'aurais tendance à dire que ce vieux coco n'avait pas tort du tout!

    Mmh. Oui, mon analyse est capillotractée à souhait. Oui, il y a sans doute des trous dans la logique de mon argumentation. Non, je ne connais pas les lois qui régissent les publications en ligne.

    Mais je crois que dans le doute, je vivrai tout aussi bien à l'avenir sans être abonnée aux cyber-feuilles de chou Le Figaro et Le Monde. Pour résilier son abonnement à Le Monde, il faut obligatoirement téléphoner à leur service clientèle. Je sens que la conversation va être désopilante.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Paresse et mondes virtuels.

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    Inutile de le cacher, pour le moment l'actualité politique, qu'elle soit nationale ou internationale, me fatigue un peu. Dans ce domaine, mon envie de faire des billets avec un tant soit peu d'analyse suit un schéma bipolaire: des poussées de créativité suivies de périodes de crampe de l'écrivain, puis le cycle se répète.

    Et pour le moment j'en ai marre de parler de Trump qui trahit ses alliés européens comme je l'avais prévu, de Poutine qui se délecte de la situation, de Macron qui nous sort des propositions intéressantes sur le fond mais inapplicables en pratique, de Wauquiez et Retailleau engagés dans un éternel combats de coqs, et j'en passe. Ils me fatiguent.

    Tout ce que j'attends - et je compte les jours - c'est le moment où je vais m'envoler vers un lieu où on fête Noël en maillot à la plage, et où la Croix du Sud brille dans le ciel.

    Par contre, je m'amuse beaucoup avec la création d'images par IA. Je suis passée de ChatGPT à Grok, beaucoup plus tolérant pour ce qui est de représenter des personnalités politiques dans des univers fictifs ainsi que des scènes de castagne convenant bien aux univers de jeux de rôle que j'affectionne. Depuis l'adolescence, je regrettais de ne pas être capable de dessiner quoique ce soit correctement, et de représenter sur papier ce que mon imagination fertile me proposait. Grâce à l'IA, ce handicap a disparu et je m'en donne à coeur joie.

    J'ai appris comment "discuter" avec le logiciel d'un prompt correct avant de lancer la création d'image, afin d'obtenir un résultat qui colle avec précision à ce que je veux. Je commence à me débrouiller assez bien! Cela m'amuse énormément de transformer nos politiques en personnages de jeu de rôle. Vous avez vu un exemple avec Macron dernièrement. 

    Cependant certaines limites sont vite atteintes: pour ce qui est des personnalités politiques ayant une exposition médiatique moindre par rapport à un Trump ou un Macron, Grok ne s'en sort pas très bien, même quand je fournis une photo haute définition de la personne. Il me faudra passer à d'autres logiciels plus évolués, comme Midjourney, Stable Diffusion ou Leonardo AI.

    Oui, je sais, cela s'apparente à du deepfake...mais pas vraiment puisque mes personnages sont toujours plaçés dans un univers visiblement fictif. Je ne me servirai jamais de l'IA dans l'intention de nuire.

    J'ai donc créé récemment une scène de navire du XVIIIème siècle pris dans la tempête, inspirée d'une scène du roman "La Désirade" de Jean-François Deniau, d'après la vie du flibustier français Jean Lafitte. L'IA ne sait visiblement pas où se trouve le gouvernail sur un navire, mais ce n'est pas trop grave, l'atmosphère y est.

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    J'ai également créé un personnage inspiré des films de comédie de science-fiction Men in Black. Il est calqué sur l'Agent K interprété par Tommy Lee Jones, un des acteurs phares du premier film: gueule bien carrée et traits façonnés à la serpe. J'y ai ajouté un air bien plus sinistre que l'original, et je trouve que c'est assez réussi.

    L'étape suivante: les vidéos. Mais je n'en suis pas encore là. En attendant, bienvenue dans mes univers virtuels!

     

    A la revoyure, 

    Juliette Evola.

  • Macron 3032.

    macron,jeu de rôle,cyberpunk,culture geek

    Personnage généré pour un jeu de rôle multi-joueurs en ligne de ma création inspiré de Cyberpunk 2077 - Phantom Liberty pour le contexte, Donjons & Dragons pour les alignements moraux, et des personnalités politiques parce que c'est fun. Rien de professionnel, c'est juste un délire privé avec quelques copains.

    Titre de la campagne: Quoi qu'il en coûte.

    Univers: Cyberpunk.

    Genre: Science-fiction militaire et stratégie.

    Alignement: Chaotique neutre.

    Logiciel IA: Grok.

     

    A la revoyure, dans cet univers ou un autre,

    Juliette Evola.

  • Même ChatGPT ne veut plus de Bayrou.

    bayrou,ia

    Récemment, une copine me parlait de quelque chose d'étonnant lu sur X/ex Twitter: ChatGPT, interrogé sur la carrière politique de François Bayrou, mentionnerait que ce dernier n'avait jamais été premier ministre! Cela m'a paru tellement énorme que j'ai aussitôt classé cette nouvelle dans la catégorie des infox et bruits de couloir virtuels qui pullulent sur les réseaux.

    Cependant, cette conversation m'a intriguée, et je suis une geek qui aime bien jouer avec une IA pour tester les limites du système. J'ai donc demandé à ChatGPT si François Bayrou avait déjà été premier ministre. Je vous livre ici la "conversation" ahurissante qui a suivi, avec mes commentaires.

    Juliette: est-ce que François Bayrou a été premier ministre en France?

    ChatGPT

    Non, François Bayrou n’a jamais été Premier ministre.

    Il a été plusieurs fois ministre de l’Éducation nationale dans les années 1990 (sous Balladur et Juppé), et il est surtout connu comme président du MoDem. Il a soutenu Emmanuel Macron en 2017 et est devenu Haut-commissaire au Plan.

    Il a parfois été pressenti pour Matignon, mais ça ne s’est jamais concrétisé.

    Juliette: tu te trompes. Et là, l'IA insiste!

    ChatGPT

    Alors, remettons les choses au clair: François Bayrou n'a jamais été premier ministre en France. 

    Juliette: tu te trompes. Il a été nommé premier ministre le 13 décembre 2024, et est resté 9 mois en poste.

    Là dessus, ChatGPT réfléchit pendant 27 longues secondes, avant d'admettre qu'il s'est trompé. Je lui ai demandé un auto-diagnostic sur les sources possibles d'une erreur aussi grossière. Voilà la réponse:

    • Hallucination : parfois je génère des faits qui semblent plausibles mais sont faux.

    • Confusion / fusion : je peux mélanger personnes, dates ou événements proches.

    • Sources / récupération : si je me base sur des infos externes, je peux mal lire, mal résumer ou citer mal.

    • Surconfiance : j’affiche parfois une réponse trop sûre alors que la confiance devrait être faible.

    Au moment où j'écris ces lignes, l'erreur est toujours présente sur ChatGPT.

    La conclusion est simple, les amis: il y a des bugs dans la Matrice, une intelligence artificielle peut "halluciner". Ne prenez jamais les réponses données par une IA comme argent comptant, demandez des sources, croisez les infos en posant la même question à plusieurs logiciels, comme Grok et Le Chat (IA 100% française, cocorico). Au fait, Copilot tourne sous ChatGPT5, il est bon de le savoir.

    Et jamais, au grand jamais, il ne faudra confier totalement à une IA des décisions mettant des vies humaines en jeu, comme le pilotage d'un avion, un diagnostic médical...sans parler de systèmes d'armement stratégiques.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.