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foot

  • Paris brûle t-il?

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    Vive le sport les gars! Une fois de plus, après un évènement sportif majeur, c'est le chaos et les flammes à Paris.

    Douce France, cher pays de mon enfance de Charles Trenet? Non, c'est plutôt London's Burning - Londres brûle - de The Clash! Supporters anglais pacifiques pris à partie avant le match, voitures, vélos et mobilier urbain en feu, tirs de mortiers, pompiers caillassés ou carrément tabassés...de la Saint Sylvestre aux matchs de foot, ce n'est pas la première fois que nous voyons ces images. Cela dépasse de loin les bagarres entre hooligans alcoolisés bas du front, on a l'impression de voir un reportage au beau milieu d'une situation insurrectionnelle. 

    L'illustration que je vous propose aujourd'hui décrit une réalité navrante. D'un côté, vous voyez l'anarchie et la violence non maîtrisée. De l'autre, c'est ce qui se passe dans n'importe quel pays normal lorsqu'un "évènement à haut risque" est programmé et que l'Etat prend ses responsabilités. Je ne vous parle pas de fantasmes sécuritaires douteux, mais tout simplement de mon désir légitime de citoyenne lambda de ne pas retrouver ma voiture brûlée ou la devanture de mon commerce fracassée.

    J'ai habité pendant longtemps à côté du Stade Constant Vanden Stock à Bruxelles, qui accueille les matchs de foot locaux ainsi que les grandes rencontres internationales. Alors oui, quelques bagarres de bistrot après le match, cà arrive. Des bandes rivales de hooligans qui se castagnent aussi. Mais jamais des scènes insurrectionnelles comme ce qu'on peut voir en France.

    Les canons à eau, cà calme les esprits échauffés. Les charges à cheval de la police anti-émeutes aussi, le tonnerre des sabots fait trembler le sol, ainsi que les esprits les plus rebelles. En la bonne ville de Bruxelles où j'habite, si on en était aux tirs de mortiers et pompiers tabassés, je puis vous assurer que la réponse, ce serait les balles en plastique.

    Ne venez pas me dire que mon discours fleure bon l'esstrême-drouâte et les fantasmes sécuritaires. Je ne veux pas d'une société avec un flic derrière chaque citoyen. Je ne fais que décrire ce qui se passe dans un pays normal lorsque la violence urbaine atteint un certain niveau. A voir le nombre de fois où ce genre d'émeutes se produisent en France je ne peux dire qu'une chose:

    Messieurs-dames qui nous gouvernez: dans les circonstances décrites je vous le dis sans fard: l'Etat à failli. Il à failli à ce qui est la base de ses fonctions régaliennes, à savoir nous protéger contre ce type de violence débridée. Et cette situation dure depuis bien des années.

    Pour ce qui est de mes compatriotes qui en sont venus à s'habituer à cet état de fait et à hausser les épaules avec résignation: vous aussi, vous avez failli. Vous reste t-il seulement une colonne vertébrale? Ne venez pas vous plaindre alors si certains  se disent que cela n'arriverait pas à Nice...avec un maire UDR donc! Cela vous pend au nez de par votre faiblesse! Il n'y a pas à s'habituer à la violence, un gosse de 8 ans comprendrait çà.

    Dans son superbe livre "Police mon amour: chroniques d'un flic ordinaire", l'ex-lieutenant de police Bénédicte Desforges nous dit que la paix sociale est l'équilibre nécessaire entre un désordre acceptable et un ordre insupportable. Je crois sincèrement que Laurent Nuñez devrait méditer cette citation, mais il est sans doute trop occupé à s'embrouiller dans ses déclarations maladroites au sujet du vivre-ensemble et ses positions mollassones vis-à-vis d'Alger. Mais c'est là une autre histoire...

    Ce que nous voyons encore et encore avec ce genre d'émeutes qui sévissent régulièrement, à la Nouvelle Année ou lors d'un match de foot comme PSG - Arsenal ce 30 mai, c'est loin d'être un désordre acceptable. Réveillons-nous, que diable!

    Honte aux impuissants, car ils pavent la voie soit à l'anarchie, soit aux solutions musclées. En général les deux en rapide succession.

     

    A la revoyure,

    Juilette Evola.