
Dans quelques jours, il y aura 6 mois que j'ai repris ce blog. J'avais déjà entamé un petit billet léger et marrant à ce propos. Mais l'actualité en a voulu autrement, et il ne sera pas publié. J'en suis même à me demander si écrire des billets politiques et commenter l'actualité me fait du bien, ou si les fractures de la société française n'en viennent pas à m'influencer, par effet tache d'huile.
L'extrémisme tue, ce n'est pas une nouveauté.
Je ne commenterai pas le lynchage de Quentin, ni son contexte, ni le climat qui a fait qu'on en est arrivé là - chose qui ne m'étonne guère. Tout au moins, je n'en parlerai pas tout de suite.
Car cet acte atroce a rendu mes mots dangereux. Je les écris, dans des fichiers qui n'ont pas vocation d'être publiés. Ils ne le seront jamais. Car ils sont d'une violence et d'une laideur indicible. Je reviendrai quand la fureur, cette mauvaise conseillère, aura à nouveau été remplaçée par la Raison.
Ce que je vois dans mon propre miroir ces derniers jours ne me plaît guère. Ce n'est pas la femme raisonnable habituelle, c'est l'Incorruptible, dans toute son intransigeance et sa déraison.
Ecrire maintenant ne serait qu'une violence de plus.
A la revoyure,
Juliette Evola.
Commentaires
Tu vois Juliette, je n'arrive pas à écrire sur ce qui s'est passé. Et sur l'indignité de la France Insoumise.
On ne peut pas dire qu'on soit surpris.
Non, pas envie d'écrire. Merci de l'avoir fait pour moi
Y a pas de quoi. je reparlerai de cette affaire, çà tu peux me croire. Lorsque les responsables verront leur détention provisoire validée, et qu'ils attendront leur procès d'Assises derrière les barreaux. Je me sentirai alors beaucoup mieux.
Alors, je dirai ce que j'en pense, sous la lumière froide des faits objectifs et documentés, et non sous l'influence de l'adrénaline hors contrôle.
Je suis à peu près décidé à faire un deuxième billet demain sur le sujet en essayant le difficile thème "soyons objectifs". Je suis en effet fatigué de voir tous les commentateurs omettre des faits pour tirer la couverture à eux. Sans vouloir faire le débat chez toi : on a deux assistants parlementaires d'un début LFI à être impliqué dans ce meurtre mais, d'un autre côté, on a des militants d'extrêmes droites qui sont venus pour foutre la merde dans un truc de gauche. Je me répète : je ne veux pas débattre ici mais ce qui est sidérant c'est que quel que soit le fil qu'on tire, on va trouver des arguments allant dans l'autre sens.
Ah oui, bien sûr. La position qui dit que oui un mort c'est triste, mais que d'un autre côté ils sont quand même venu foutre la merde. Sous entendu ils l'ont un peu cherché. Ce raisonnement, qui ressemble à celui de la femme violée qu'on finit par montrer du doigt car elle n'avait pas à s'habiller aussi sexy, sera adressé en détail dans mes colonnes dès que j'aurai retrouvé mes esprits, et ce avec toute la sévérité qu'il m'inspire.
Quand à ceux qui n'ont peut-etre pas saisi l'essence de mon billet, qui veut dire que je ne veux pas parler maintenant car mes mots dépasseraient ma pensée, je ne peux que très cordialement leur suggérer d'éviter de contourner cet "aimable" suggestion avec des "je ne veux pas en débattre MAIS..."
Je suis sûre que toute personne avec suffisamment d'intelligence émotionnelle comprendra ceci.
En vertu des pouvoirs qui me sont conférés en tant que taulière de ce blog, j'invoque l'Article 16 et m'octroie les pleins pouvoirs de fermer les commentaires de ce billet invoquant l'affaire Quentin.
Pour une durée que j'assure limitée, votre liberté d'expression à ce propos est malheureusement suspendue sur ce billet. Elle sera rétablie dès que j'aurai pris le recul suffisant pour en parler sereinement. J'avais demandé de rester neutre à ce propos, car cette histoire me touche profondément et risque de me faire tenir des propos que je regretterais ensuite. Cette demande sera respectée, de gré ou de force, que votre langue vous démange ou non, même si vous êtes de bons copains, et que vous soyez de n'importe quel bord politique.
De mon côté, et pour les mêmes raisons de récupération de ma tranquillité mentale, j'applique cette décision à moi-même et m'abstiendrai de lire ou commenter tout billet faisant référence à cette malheureuse affaire.
Décrèts d'application en vigueur immédiatement.