
Bonjour à tous,
Un petit billet que d'aucuns trouveront, avec raison, rédigé sur un ton plus sec que d'habitude, vous en voilà informés.
Je voudrais vous exposer les sujets des billets que je compte écrire prochainement sur ce blog. Ils auront pour thème général la violence politique, abordée sous l'angle de diverses analyses sociologiques et psychologiques, de comptoir certes, mais reflétant néanmoins des informations sourcées. En filigrane, je prendrai pour exemple le lynchage de Quentin. Je ne pense pas qu'il soit possible d'éviter le sujet plus longtemps.
Ces billets, dénués de mon ton satirique et moqueur habituel, porteront sur les sujets suivants - je ne sais pas encore dans quel ordre ils seront traités, ni s'ils se succéderont ou alterneront avec des sujets plus légers.
- Un bref rappel de la violence d'extrême-droite en France. Histoire que nul ne vienne pointer du doigt le fait, réel ou imaginaire, que j'évite le sujet. Je vais tuer cette éventualité dans l'oeuf.
- L'emploi extraordinairement fréquent de la logique fallacieuse, qu'elle soit délibérée ou de bonne foi, dans les commentaires que j'ai pu glaner ces derniers jours sur les blogs, dans les médias, et certains forums de discussion politique que je fréquente.
- Le phénomène de compartimentation psychologique qui intervient chez les individus vivant une réalité déplaisante. Il s'agit d'un sujet largement documenté en psychologie. Je prendrai notamment comme exemple les deux situations suivantes: comment fait quelqu'un qui trompe son conjoint pour rentrer gentiment chez lui comme si de rien n'était? Comment se comportent les membres d'un mouvement politique si certains d'entre eux sont suspectés d'être liés à des actes illégaux et violents? Dans les deux cas il y a souvent compartimentation pour éviter de faire façe à la réalité. Je vous expliquerai de quoi il s'agit en détail.
- Le retournement de narratif et la victimisation, qui transforment les victimes en coupables. Là aussi il s'agit d'un phénomène psychologique connu et documenté.
Ces tactiques de communication, largement utilisées quel que soit le bord politique, feront probablement l'objet de plusieurs billets, car il y a beaucoup à en dire.
En attendant, je vous suggère de relire le billet suivant, où je dénonçais, entre autres, les menaces de mort qui avaient ciblé Jean-Luc Mélenchon et les électeurs de LFI, orchestrées par quelques YouTubeurs bas du front se proclamant eux-mêmes admirateurs des dictateurs Franco et Pinochet. Cela vous éclairera sur mon état d'esprit.
Je vais clôturer ce billet par quelques règles de fonctionnement sur ce blog. La majorité des blogs en ont, et modèrent les commentaires avant publication, ce qui n'est pas mon cas. Je tiens donc à communiquer que les règles suivantes sont désormais en vigueur ici:
- Bien entendu, les insultes, attaques personnelles sur moi ou d'autres commentateurs ne seront pas tolérés. Si vous trouvez qu'un de mes raisonnements est stupide, c'est votre liberté de le dire, pour peu que vous justifiiez ce jugement par des faits documentés. Par contre si vous dite que je suis stupide, c'est une attaque personnelle et votre commentaire dégage illico.
- Vous aurez l'obligeance de signer vos billets. J'aime savoir avec qui je parle.
- Si vous faites usage de logique fallacieuse dans un commentaire, vous êtes en zone dangereuse. Si je me rends compte que vous êtes de bonne foi et ne vous rendez pas compte que votre raisonnement est caduc, cela passera peut-être. Pas sûr, mais peut-être. Si par contre la tentative de manipulation politique des faits est évidente, votre commentaire sera supprimé.
- Pas de psychodrames. Je ne vous suivrai pas sur ce terrain, ne me livrerai à aucune escalade, et ne vous répondrai pas si vous essayez de m'appâter. On n'est pas sur X, Tik Tok ou Threads ici.
- Cette liste est non exhaustive. Si vous dépassez les lignes de manière flagrante et répétée, je n'hésiterai pas à sévir.
Je tiens à préciser une chose importante: il n'est pas dans ma nature d'être la gentille fille consensuelle, rassembleuse et marchant sur des oeufs pour ne pas déplaire. Surtout sur des sujets graves, qui impliquent des morts. Je vous donnerai une analyse qui sera basée sur la pensée scientifique, froide, et chirurgicale.
Dans le cas où cela vous déplairait, dites-vous bien que si mes mots heurtent, c'est peut-être parce qu'ils touchent juste. Je l'assumerai pleinement. Un discours politiquement engagé qui ne dérange personne ne sert à rien.
Pour terminer ce billet sur une note un peu moins sèche: vous avez tous droit au chapitre sur ce blog, quelle que soit votre orientation politique, tant que vous restez dans le cadre de la démocratie, de la décence, du respect de la vie humaine, du respect des morts (même si vous détestiez le défunt), de la non-violence tant verbale que physique, et de la courtoisie.
A la revoyure,
Juliette Evola.
Commentaires
A lire. Y a des sujets. Ca serait bien aussi que tu fasses des parallèles avec la Belgique que tu connais.
Mais oui, y a une violence dans la société. Et je lirai avec intérêt les agresseurs qui se passent en victime. Karpman politique
Oui faire des parallèles avec la Belgique serait une idée intéressante, mais c'est compliqué car c'est un pays fédéral, décentralisé, et la culture politique est franchement différente selon qu'on est dans le sud ou le nord du pays. Par contre ce qui est intéressant, c'est qu'à Bruxelles et en Wallonie (sud) le phénomène antifa/anar/black blocs est beaucoup plus marginal qu'en France, et que la gauche dans son ensemble n'a aucune envie d'avoir des liens troubles avec. Le parti de gauche radicale le plus important, inspiré du communisme, n'est pas dans une stratégie de brutalisation et de conflictualisation systématique du discours politique. Un cordon sanitaire existe face aux mouvances extrêmes.
A noter qu'il n'y a plus aucun parti d'extrême-droite dans le sud du pays. La droite tient une ferme ligne de droite, suffisante pour éviter la dérive des électeurs vers l'extrême. Il y a eu un FN belge, mais il a fait complètement prout dans les années 2010, disparu, finito. Une histoire qui vaudrait la peine d'être racontée.
Dans le nord du pays, c'est plus complexe. Oui, faudra que je fasse un billet là dessus un jour.
La stratégie de victimisation que semble suivre LFI pour l'instant, oui j'ai bien des choses à en dire. Je commence déjà à analyser le concept dans mon prochain billet. Tu verras.
Juste deux petits commentaires en marge (j'attends la suite !).
Tu dis : "Le retournement de narratif et la victimisation, qui transforment les victimes en coupables. Là aussi il s'agit d'un phénomène psychologique connu et documenté."
Ce qui me gêne plus est qu'on arrive à oublier que les autres sont coupables, ce que font mes copains du centre gauche qui légitiment le RN en oubliant de taper dessus.
Par ailleurs, et je suis presque hors sujet, tu parles des blogs qui procèdent à la modération a priori des commentaires. Ce n'est pas par gaité de coeur que je le fais. J'ai été obligé de mettre en oeuvre ce système.
Les gens gèrent leur blog comme ils veulent, loin de moi l'idée de juger, et tu fais ce que tu veux chez toi. Tu n'as certainement pas à t'en justifier.
De façon générale, même si je ferai souvent référence à l'affaire Quentin parce que c'est malheureusement d'actualité, mes raisonnements et analyses seront parfaitement similaires et interchangeables, qu'il s'agisse de n'importe quel bord politique. Se poser en victime est un très, TRES grand classique de la communication politique, et les mécanismes sont toujours les mêmes.
Je vais tout simplement, et je ne m'en cache pas, analyser en priorité les réactions et modes de défense de certains LFI à la situation présente. Je ne vais pas inventer des trucs à charge pour le plaisir, mais je ne serai pas tendre non plus. Je crois que personne ne s'en plaindra, à part peut-être quelques fanatiques décérébrés.