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extrême-gauche

  • Bientôt sur ce blog...

    ChatGPT Image 21 févr. 2026, 16_02_09.png

    Bonjour à tous,

    Un petit billet que d'aucuns trouveront, avec raison, rédigé sur un ton plus sec que d'habitude, vous en voilà informés.

    Je voudrais vous exposer les sujets des billets que je compte écrire prochainement sur ce blog. Ils auront pour thème général la violence politique, abordée sous l'angle de diverses analyses sociologiques et psychologiques, de comptoir certes, mais reflétant néanmoins des informations sourcées. En filigrane, je prendrai pour exemple le lynchage de Quentin. Je ne pense pas qu'il soit possible d'éviter le sujet plus longtemps.

    Ces billets, dénués de mon ton satirique et moqueur habituel, porteront sur les sujets suivants - je ne sais pas encore dans quel ordre ils seront traités, ni s'ils se succéderont ou alterneront avec des sujets plus légers.

    - Un bref rappel de la violence d'extrême-droite en France. Histoire que nul ne vienne pointer du doigt le fait, réel ou imaginaire, que j'évite le sujet. Je vais tuer cette éventualité dans l'oeuf.

    - L'emploi extraordinairement fréquent de la logique fallacieuse, qu'elle soit délibérée ou de bonne foi, dans les commentaires que j'ai pu glaner ces derniers jours sur les blogs, dans les médias, et certains forums de discussion politique que je fréquente.

    - Le phénomène de compartimentation psychologique qui intervient chez les individus vivant une réalité déplaisante. Il s'agit d'un sujet largement documenté en psychologie. Je prendrai notamment comme exemple les deux situations suivantes: comment fait quelqu'un qui trompe son conjoint pour rentrer gentiment chez lui comme si de rien n'était? Comment se comportent les membres d'un mouvement politique si certains d'entre eux sont suspectés d'être liés à des actes illégaux et violents? Dans les deux cas il y a souvent compartimentation pour éviter de faire façe à la réalité. Je vous expliquerai de quoi il s'agit en détail.

    - Le retournement de narratif et la victimisation, qui transforment les victimes en coupables. Là aussi il s'agit d'un phénomène psychologique connu et documenté.

    Ces tactiques de communication, largement utilisées quel que soit le bord politique, feront probablement l'objet de plusieurs billets, car il y a beaucoup à en dire.

    En attendant, je vous suggère de relire le billet suivant, où je dénonçais, entre autres, les menaces de mort qui avaient ciblé Jean-Luc Mélenchon et les électeurs de LFI, orchestrées par quelques YouTubeurs bas du front se proclamant eux-mêmes admirateurs des dictateurs Franco et Pinochet. Cela vous éclairera sur mon état d'esprit.

    Je vais clôturer ce billet par quelques règles de fonctionnement sur ce blog. La majorité des blogs en ont, et modèrent les commentaires avant publication, ce qui n'est pas mon cas. Je tiens donc à communiquer que les règles suivantes sont désormais en vigueur ici:

    - Bien entendu, les insultes, attaques personnelles sur moi ou d'autres commentateurs ne seront pas tolérés. Si vous trouvez qu'un de mes raisonnements est stupide, c'est votre liberté de le dire, pour peu que vous justifiiez ce jugement par des faits documentés. Par contre si vous dite que je suis stupide, c'est une attaque personnelle et votre commentaire dégage illico.

    - Vous aurez l'obligeance de signer vos billets. J'aime savoir avec qui je parle.

    - Si vous faites usage de logique fallacieuse dans un commentaire, vous êtes en zone dangereuse. Si je me rends compte que vous êtes de bonne foi et ne vous rendez pas compte que votre raisonnement est caduc, cela passera peut-être. Pas sûr, mais peut-être. Si par contre la tentative de manipulation politique des faits est évidente, votre commentaire sera supprimé.

    - Pas de psychodrames. Je ne vous suivrai pas sur ce terrain, ne me livrerai à aucune escalade, et ne vous répondrai pas si vous essayez de m'appâter. On n'est pas sur X, Tik Tok ou Threads ici.

    - Cette liste est non exhaustive. Si vous dépassez les lignes de manière flagrante et répétée, je n'hésiterai pas à sévir.

    Je tiens à préciser une chose importante: il n'est pas dans ma nature d'être la gentille fille consensuelle, rassembleuse et marchant sur des oeufs pour ne pas déplaire. Surtout sur des sujets graves, qui impliquent des morts. Je vous donnerai une analyse qui sera basée sur la pensée scientifique, froide, et chirurgicale.

    Dans le cas où cela vous déplairait, dites-vous bien que si mes mots heurtent, c'est peut-être parce qu'ils touchent juste. Je l'assumerai pleinement. Un discours politiquement engagé qui ne dérange personne ne sert à rien.

    Pour terminer ce billet sur une note un peu moins sèche: vous avez tous droit au chapitre sur ce blog, quelle que soit votre orientation politique, tant que vous restez dans le cadre de la démocratie, de la décence, du respect de la vie humaine, du respect des morts (même si vous détestiez le défunt), de la non-violence tant verbale que physique, et de la courtoisie.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • La dentiste me ramène à la géopolitique.

    ChatGPT Image 16 janv. 2026, 16_44_23.png

    Tranche de vie: je voulais simplement aller chez le dentiste.

    En effet, j'ai de très bonnes dents, mais cela a un effet pervers: je suis extrêmement négligente pour ce qui est de ma santé dentaire. Cela fait bien 10 ans que je n'ai pas été chez le dentiste. Je sais qu'au minimum, un bon détartrage sera nécessaire pour éviter des problèmes futurs.

    Mon dentiste précédent a pris sa retraite, et de toute manière habitait une autre ville. Je demande donc à ma concierge si elle n'a pas un praticien à me recommander. Elle m'indique une clinique dentaire dans le quartier, et je repars avec le nom d'une dentiste sur un bout de papier. Je remarque distraitement que ce nom est d'origine étrangère, peut-être maghrébin ou moyen-oriental. Cela n'est pas surprenant dans une ville multiculturelle comme Bruxelles, où j'habite.

    Oui, il y a moyen de prendre rendez-vous via un site Web, et coup de bol, il y a un créneau dans les 48 heures. Je survole distraitement la page Web de la dentiste, et surtout son CV: diplômée d'une des meilleures universités européennes, stage dans des hôpitaux universitaires réputés et exercice de la pratique dans une clinique londonienne. Ca à l'air nickel.

    Le rendez-vous se passe bien, il y aura quelques menus travaux à faire et la dentiste m'explique de manière très didactique et avec une pointe d'humour les problèmes et les soins qui vont y remédier.

    Je ne suis pas ethnologue, mais je ne peux pas m'empêcher de détailler mon interlocutrice. C'est une jeune femme au visage frappant. Ses cheveux sont noirs d'ébène et ses yeux gris-bleu contrastent avec sa peau d'une blancheur de porcelaine. L'origine indo-européenne est claire comme de l'eau de roche. Mon Euro finit par tomber: au vu de son physique et de son nom moyen-oriental, elle est probablement d'origine iranienne.

    Un retour sur le site Web de la clinique va confirmer ce à quoi je n'avais pas prêté attention: le prénom de ma nouvelle dentiste signifie "femme noble et forte" en persan. Un petit tour sur l'onglet annonçant les langues qu'elle parle écrit le point final:

    Français, néérlandais, anglais, et persan.

    Et voilà l'actualité ainsi que mon propre vécu qui me tombent dessus au détour d'un simple rendez-vous chez la dentiste.

    Mon esprit se met en route en surmultipliée. Comment se sent-elle? A t-elle encore de la famille en Iran, dont elle n'a peut-être pas de nouvelles, à cause de la coupure d'Internet que le régime a mis en place pour pouvoir tuer à son aise? Quelle pression colossale a t-elle sur les épaules, en plus de sa charge de travail quotidienne et la nécessité de rester calme et rassurante?

    Et surtout, dois-je dire quelque chose, quelques mots de solidarité, ou bien la fermer lors de mon prochain rendez-vous? Me voici dans un de ces moments où je doute de ce qu'il faudra dire, ou ne pas dire.

    A ce stade j'ai quitté mon laptop et fais littéralement les cent pas dans le salon. Et comme à chaque fois que je suis perturbée et me sens impuissante, un sentiment puissant m'envahit: c'est la colère. Pas celle des coups de gueule, oh non. Celle-là a la froideur d'une lame d'acier inflexible.  Je sens une vague glacée remonter vers mon diaphragme, j'ai l'impression que des griffes et des crocs vont me pousser, et je pense que si mes cordes vocales étaient équipées pour cela, je grognerais. Il me faut une cible vers laquelle diriger ce pic d'adrénaline, et elle est vite trouvée.

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    En effet, où sont les manifestations de solidarité avec le peuple iranien? L'extrême-gauche, si vocale pour ce qui était de parler des pauvres Palestiniens, brille par son absence. La Gauche "classique" aussi, d'ailleurs. Quelques soc-dems respectables écrivent des tweets de protestation, mais c'est à peu près tout.

    Pas de manifestations dénonçant la violence répressive de la théocratie islamiste iranienne, drapeaux flottant au vent.

    Pas d'occupations de locaux universitaires (généralement accompagnées par les dégradations que l'on connaît.)

    Pas de rassemblements de masse face à l'ambassade iranienne, demandant la justice et la liberté.

    Pas de propositions de faire flotter des drapeaux iraniens au fronton des mairies, en solidarité avec les protestataires. Faut dire que si c'était le cas, cela voudrait dire ressortir le drapeau frappé du Lion et du Soleil de la monarchie iranienne, abondamment utilisé par les manifestants. Et çà, cela troue le cul d'une certaine Gauche.

    La Droite n'est guère plus vocale bien qu'elle assure un strict minimum via des communications sur les sites de ses partis, mais je n'en ai cure. Ma colère est trop forte que pour permettre une quelconque objectivité, et je retombe par réflexe sur me inimitiés habituelles.

    Non, décidément, nous avons affaire à un de ces conflits qui n'intéressent pas grand monde. En tout cas, pas de quoi se mouiller dans une manif dans la neige et la pluie froide de janvier.

    J'ai comme un goût amer dans la bouche. Et il n'a rien à voir avec celui de la lidocaïne qu'on va m'injecter dans les gencives mardi prochain. Mais il a tout à voir avec la notion d'anesthésie.

    L'anesthésie morale qui frappe les bien pensants lorsqu'un conflit ne les intéresse pas, alors qu'ils sautent partout comme des puces excitées quand leurs "victimes vedettes" sont impliquées.

    Et cela ne me dit toujours pas ce que je vais dire, ou ne pas dire, au Docteur S. mardi prochain.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.