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mélenchon

  • Rima Karma!

    ChatGPT Image 2 avr. 2026, 19_48_39.png

    Rima revint le lendemain matin

    Rima revint les flics en sont certains

    Nul ne saura ni comment ni pourquoi

    Mais le matin suivant sa flotille était là.

     

    Inspiré d'une comptine pour enfants.

    ChatGPT s'embrouille un peu les pinceaux sur cette image humoristique de Rima Hassan en garde à vue. Il s'entête à dessiner un espace dans les barreaux suffisamment grand pour qu'on puisse s'échapper facilement. Par contre, j'avais demandé une tenue militaire sans trop de précisions, et voilà notre Rima Hassan affublée d'une chemise brune sans que je n'aie rien précisé. Ce qui correspond assez bien à l'idée que je me fais de cette personne et de la clique qui gravite autour d'elle, que ce soit des antifas ou des gens qualifiant à mi-mot des tueries terroristes d'actes légitimes de résistance.

    Seulement voilà ma pauvre Rima, tu as oublié une chose: Internet a une mémoire. Les tweets crapuleux ressortent toujours, il suffit pour çà que quelqu'un fasse une capture d'écran et saisisse le Procureur de la République. C'est évidemment ce qui t'es arrivé. Il faut dire que qualifier le massacre de simples touristes dans un aéroport israélien d'acte de résistance, c'était un peu fort de café.

    Se rendre chez les flics avec des substances euphorisantes illégales dans ton sac n'était pas vraiment futé non plus.

    Personnellement, le fait que ce genre de personne puisse avoir un rôle politique (dans son cas députée européenne) ne cessera jamais de me surprendre. Trop de démocratie tue la démocratie les amis, et la liberté d'expression a ses limites. Notre République n'a pas à tolérer que des individus qui font l'apologie de crimes barbares jouent un rôle politique.

    J'ai fort envie d'envoyer cette personne en cadeau à Bibi Netanyahou, il saurait quoi faire. Ah non, zut, quand les Israéliens ont arrêté les membres de la flottille pour Gaza - dont Rima Hassan, ils n'ont pas voulu les garder et les ont remis dans le premier avion. C'est ballot!

    La machine à victimiser s'est évidemment mise en marche immédiatement, avec les éructations prévisibles d'un Mélenchon particulièrement inspiré: police politique, violation de l'Etat de Droit, tout y passe. J'avais décrit ce processus de victimisation dans un billet précédent, je ne vais donc pas revenir sur ce développement ultra-prévisible du passage de cette chère Rima en garde à vue. Nous avons là une martyre potentielle, mes bons amis!

    Alors non, je ne vais pas me remettre à taper sur LFI car ce n'est pas nécessaire: ils arrivent très bien à s'enfoncer eux-mêmes. Je dirais même qu'on peut leur faire confiance pour couvrir des actes et des déclarations indéfendables, et garder dans leurs rangs des scélérats. Les positions sur lesquelles certains d'entre eux campent...mon cheval en produit une demi-brouette chaque jour.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Humour d'entre deux tours.

    élections municipales,PS,LFI,RN,Mélenchon,Bardella,Le Pen

    Allons, souriez, voyons! C'est de l'humour. Et un petit dessin vaut mieux qu'un long discours.

    Humour vache, certes, mais après tout, les municipales: même la presse belge en parle! J'aurais voulu vous donner un échantillon représentatif, malheureusement les articles de fond sont réservés aux abonnés.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Victimes stratégiques: mode d'emploi.

    ChatGPT Image 23 févr. 2026, 15_46_58.png

    Se poser en victime. Nous l'avons tous fait, un jour ou l'autre, et c'est humain. Ce matin, vous avez raté votre train, êtes arrivé en retard au boulot et vous êtes fait engueuler par votre manager, tout cela pour apprendre à la réunion suivante qu'un jeune coq bien moins expérimenté que vous sera promu au poste que vous lorgniez depuis longtemps. Voilà une journée calamiteuse qui vaut bien la peine que vous pleuriez sur votre propre nombril pendant un moment!

    Mais il y a ceux qui font de la victimisation leur fonds de commerce permanent. Ils ne s'apitoient pas sur leur sort qu'une fois de temps en temps, mais systématiquement. Vous les avez déjà croisés: ceux qui sont maltraités par la vie, mais c'est toujours la faute de quelqu'un d'autre. Ils ne réussissaient pas bien à l'école? Tous les profs étaient injustes avec eux! Ils se font virer pour la énième fois de leur boulot? Tous leurs managers étaient des salauds, et ils étaient des génies incompris. C'est la troisième copine qui les plaque? Toutes des garces!

    Je les appelle les "ouin-ouin", ou les Caliméro. Profils toxiques à éviter autant que possible.

    Dans les cas que je viens de décrire, il s'agit d'un comportement social, un modèle de fonctionnement psychologique. Mais, et cette fois je me tourne vers le monde politique, se faire passer pour une victime alors que dans les faits on n'a ni la conscience ni les mains immaculées, ce n'est pas un réflexe instinctif mais bien une stratégie calculée. Elle est commune à tous les bords politiques. Admirons quelques exemples:

    Voici un Sarkozy, qui cumule plus de casseroles qu'un magasin de quincaillerie, mais se pose en martyr quasi christique, priant à genoux dans sa cellule et écrivant un livre où tous les acteurs d'une cabale imaginaire y passent. Le complot des juges rouges. L'Etat de Droit, atrocement bafoué nous dit-il. Le "système", qui depuis des années veut sa peau. Macron lui-même, qui l'a laissé finir au violon, après l'avoir en outre privé de sa Légion d'Honneur

    Et voilà Marine Le Pen, qui s'est quand même fait prendre avec les doigts dans le pot de confiture, se poser également en victime: son procès n'est qu'une machination visant à l'empêcher de se porter candidate à la présidentielle. Faut dire que pour ériger des totems de victimisation, son parti n'est pas en reste pour se poser en parias du fameux "système". C'est une stratégie de communication bien rôdée. Pour qu'elle fonctionne, il faut faire appel à des méthodes populistes bien connues, notamment le leader injustement calomnié, et le "peuple pur" contre les élites, théorie si bien expliquée par Robespierre et son copain Saint - Just.

    Stratégie, le mot est lançé. Nous allons analyser les méthodes qui la sous-tendent, à chaque fois qu'elle est employée.

    Je vais donc maintenant aborder le coeur du sujet, en examinant la stratégie de communication de LFI en général, et de Mélenchon en particulier, qui se met en place dès que quelque chose leur est reproché.

    Que disent les Méluche, Bompard, Panot, Delogu et compagnie lorsqu'on les pointe du doigt pour des faits d'incitation à la violence, de violence tout court, ou de proximité assumée avec des gens aussi louches que la Jeune Garde? Eh bien, ils jurent leurs grands dieux qu'ils ne sont pas responsables de quoique ce soit. Ils ont toujours condamné la violence politique. Ils sont les innocentes victimes de gens qui font de la récupération politique de faits douteux ou tragiques afin de les diaboliser. Et si ma tante en avait...

    Pourquoi adoptent-ils cette ligne de défense? Il y en avait deux possibles: celle de dire OK, on fait une pause pour réfléchir et analyser, une sorte d'audit interne afin d'être sûrs qu'il n'y a pas de pommes pourries chez nous. Et s'il y en a, on les virera. La seconde ligne de défense, à laquelle nous assistons de façon quasi systématique, est de tout nier en bloc et adopter une mentalité de camp retranché.

    Cette attitude n'est ni un réflexe de défense, ni un signe de gêne, ni une crispation: c'est une stratégie politique structurée. Décortiquons ses mécanismes.

    Pour se transformer en victime, il faut d'abord trouver de faux "vrais coupables": le "système", les opposants politiques, les journalistes "orientés", la Droite républicaine qui est en fait cul et chemise (noire) avec l'hydre fasciste, bref il faut un complot idéologique. Cela fonctionne très bien sur les électeurs déjà méfiants envers les Institutions. Le message devient alors simple: "si je suis attaqué, c'est qu'on veut m'abattre politiquement, et si on veut m'abattre c'est donc que je dis la vérité! Je suis un quasi martyr!".

    Ensuite, le "je n'y suis pour rien". Peu importe si on déclare depuis des années qu'il faut "tout conflictualiser", qu'on traite des groupuscules satellites violents comme la Jeune Garde (officiellement dissoute, officieusement encore présente) de "chers jeunes camarades qu'on admire" et qui devraient penser à des "méthodes impactantes" pour contrer les fachos, qu'on martèle à longueur de temps que "la police tue", qu'on traite tous les Israéliens de génocidaires...tout cela n'est rien!

    Car enfin, ce n'est pas Mélenchon qui ordonne explicitement de taper sur des opposants! Légalement, cet argument est valide. Sur le terrain, il ne l'est pas. Instaurer un climat de conflit et de violence verbale contribue certainement à ce que les éléments les plus radicaux du mouvement se sentent pousser des ailes. S'il y a bien une constante dans l'Histoire, c'est que lorsque la violence verbale est présente, la violence physique n'est pas loin de montrer le bout de son vilain nez.

    Je pourrais citer bien des déclarations de LFIstes jurant leurs grands dieux qu'ils sont blancs comme neige en toutes circonstances, n'ont jamais contribué à un climat de violence, et qu'ils sont en fait les véritables victimes. Palme d'or à Alma Dufour qui a déclaré qu'elle mettait ses deux mains à couper que Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault, n'avait rien à voir avec une triste affaire de violence ayant eu lieu à Lyon dernièrement, avec la mort en résultat. J'espère qu'elle se remet bien de sa double amputation!

    Il faut bien sûr un ingrédient pour que la sauce prenne complètement: une bonne vieille théorie du complot. Un exemple: une rixe entre l'extrême-gauche et l'extrême-droite a éclaté? C'est certainement un guet-apens monté par l'extrême-droite pour attirer de pauvres gauchistes dans les filets de néo-nazis ivres de sang. De préférence, une seule source (de gauche bien sûr) sera lanceur d'alerte. Aucune enquête n'aura encore prouvé quoique ce soit, mais certains, qui ont tellement envie d'y croire, se jetteront sur la rumeur comme un affamé sur une assiette bien garnie. Le biais de renforcement positif (ou biais de confirmation) est en effet extrêmement fort: le cerveau humain a tendance à croire en priorité ce qui va dans son sens. 

    Voilà, la stratégie du martyr est en place. Les vrais responsables, c'est le camp d'en face, qui diabolise. Critiquer le chef devient une trahison et une preuve de complot. Ceux qui ont les mains sales sont devenus intouchables, le blindage rhétorique mis en place est impénétrable. L'inversion accusateur - accusé est maintenant complète.

    Vous voulez un mini-kit qui vous permettra d'identifier ce genre de stratégie manipulatrice? Posez-vous ces 4 questions:

    - Le problème est-il nié en bloc, dans un déni total, sans nuance, sans autocritique, sans allusion de responsabilité indirecte?

    - Y a t-il inversion morale: ce ne sont plus les actes ou le climat politique qui sont en cause, mais ceux qui les dénoncent?

    - Le camp qui se victimise est-il sanctifié, à savoir est-il décrit comme un club de blanches colombes?

    - Y a t-il un parfum de complot, comme des médias ligués pour traîner le Parti dans la boue? Ou un évènement non vérifiable par plusieurs sources indépendantes qui cible l'adversaire pour retourner le narratif coupable - victime?

    Si la réponse est oui à ces quatre questions, vous avez affaire à une stratégie de victimisation. Seulement voilà: ce genre de stratégie est basé sur des ficelles suffisamment grossières pour que, très rapidement, les mensonges commencent à se voir.

    Et pour l'instant, le nez des Pinocchio LFIstes s'allonge considérablement.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Bientôt sur ce blog...

    ChatGPT Image 21 févr. 2026, 16_02_09.png

    Bonjour à tous,

    Un petit billet que d'aucuns trouveront, avec raison, rédigé sur un ton plus sec que d'habitude, vous en voilà informés.

    Je voudrais vous exposer les sujets des billets que je compte écrire prochainement sur ce blog. Ils auront pour thème général la violence politique, abordée sous l'angle de diverses analyses sociologiques et psychologiques, de comptoir certes, mais reflétant néanmoins des informations sourcées. En filigrane, je prendrai pour exemple le lynchage de Quentin. Je ne pense pas qu'il soit possible d'éviter le sujet plus longtemps.

    Ces billets, dénués de mon ton satirique et moqueur habituel, porteront sur les sujets suivants - je ne sais pas encore dans quel ordre ils seront traités, ni s'ils se succéderont ou alterneront avec des sujets plus légers.

    - Un bref rappel de la violence d'extrême-droite en France. Histoire que nul ne vienne pointer du doigt le fait, réel ou imaginaire, que j'évite le sujet. Je vais tuer cette éventualité dans l'oeuf.

    - L'emploi extraordinairement fréquent de la logique fallacieuse, qu'elle soit délibérée ou de bonne foi, dans les commentaires que j'ai pu glaner ces derniers jours sur les blogs, dans les médias, et certains forums de discussion politique que je fréquente.

    - Le phénomène de compartimentation psychologique qui intervient chez les individus vivant une réalité déplaisante. Il s'agit d'un sujet largement documenté en psychologie. Je prendrai notamment comme exemple les deux situations suivantes: comment fait quelqu'un qui trompe son conjoint pour rentrer gentiment chez lui comme si de rien n'était? Comment se comportent les membres d'un mouvement politique si certains d'entre eux sont suspectés d'être liés à des actes illégaux et violents? Dans les deux cas il y a souvent compartimentation pour éviter de faire façe à la réalité. Je vous expliquerai de quoi il s'agit en détail.

    - Le retournement de narratif et la victimisation, qui transforment les victimes en coupables. Là aussi il s'agit d'un phénomène psychologique connu et documenté.

    Ces tactiques de communication, largement utilisées quel que soit le bord politique, feront probablement l'objet de plusieurs billets, car il y a beaucoup à en dire.

    En attendant, je vous suggère de relire le billet suivant, où je dénonçais, entre autres, les menaces de mort qui avaient ciblé Jean-Luc Mélenchon et les électeurs de LFI, orchestrées par quelques YouTubeurs bas du front se proclamant eux-mêmes admirateurs des dictateurs Franco et Pinochet. Cela vous éclairera sur mon état d'esprit.

    Je vais clôturer ce billet par quelques règles de fonctionnement sur ce blog. La majorité des blogs en ont, et modèrent les commentaires avant publication, ce qui n'est pas mon cas. Je tiens donc à communiquer que les règles suivantes sont désormais en vigueur ici:

    - Bien entendu, les insultes, attaques personnelles sur moi ou d'autres commentateurs ne seront pas tolérés. Si vous trouvez qu'un de mes raisonnements est stupide, c'est votre liberté de le dire, pour peu que vous justifiiez ce jugement par des faits documentés. Par contre si vous dite que je suis stupide, c'est une attaque personnelle et votre commentaire dégage illico.

    - Vous aurez l'obligeance de signer vos billets. J'aime savoir avec qui je parle.

    - Si vous faites usage de logique fallacieuse dans un commentaire, vous êtes en zone dangereuse. Si je me rends compte que vous êtes de bonne foi et ne vous rendez pas compte que votre raisonnement est caduc, cela passera peut-être. Pas sûr, mais peut-être. Si par contre la tentative de manipulation politique des faits est évidente, votre commentaire sera supprimé.

    - Pas de psychodrames. Je ne vous suivrai pas sur ce terrain, ne me livrerai à aucune escalade, et ne vous répondrai pas si vous essayez de m'appâter. On n'est pas sur X, Tik Tok ou Threads ici.

    - Cette liste est non exhaustive. Si vous dépassez les lignes de manière flagrante et répétée, je n'hésiterai pas à sévir.

    Je tiens à préciser une chose importante: il n'est pas dans ma nature d'être la gentille fille consensuelle, rassembleuse et marchant sur des oeufs pour ne pas déplaire. Surtout sur des sujets graves, qui impliquent des morts. Je vous donnerai une analyse qui sera basée sur la pensée scientifique, froide, et chirurgicale.

    Dans le cas où cela vous déplairait, dites-vous bien que si mes mots heurtent, c'est peut-être parce qu'ils touchent juste. Je l'assumerai pleinement. Un discours politiquement engagé qui ne dérange personne ne sert à rien.

    Pour terminer ce billet sur une note un peu moins sèche: vous avez tous droit au chapitre sur ce blog, quelle que soit votre orientation politique, tant que vous restez dans le cadre de la démocratie, de la décence, du respect de la vie humaine, du respect des morts (même si vous détestiez le défunt), de la non-violence tant verbale que physique, et de la courtoisie.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Juliette-la-Teigne rebaptise nos politiques.

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    Vu que sur le plan tant national qu'international l'humeur n'est pas vraiment à l'optimisme et aux sourires béats, je me suis dit qu'un peu d'humour ferait du bien. Evidemment, comme j'ai grandi avec Coluche, Fluide Glacial et Charlie Hebdo, inutile de s'attendre à des lancers de petites fleurs délicates!

    En ces temps où l'humour au second degré est devenu une denrée rare, je rappellerai qu'il s'agit ici de satire, et certainement pas d'une intention de nuire. Je parlerai de châtiments métaphoriques, ce qui n'est pas proférer des menaces réelles. J'épinglerai la trahison politique, sans l'assimiler au crime du même nom qui vous mène face à des juges...ou pire. La seule chose qui pourrait pâtir de ce billet est l'ego des politiciens concernés (et peut-être de celui de leurs supporters) si jamais ils me lisaient.

    Venons-en au coeur du sujet. Voyez-vous, j'ai pris l'habitude de donner des surnoms à nos chers politiques. Taquins au minimum, carrément grinçants et méchants quand l'humeur m'en prend. Je me propose aujourd'hui de vous donner trois exemples.

     

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    Jean-Luc Mélenchon, le Lider Dhimmissimo.

    Cette expression fait évidemment référence au Lider Maximo, Fidel Castro. Culte du chef, méthodes de gestion interne du parti digne des grandes heures du totalitarisme rouge, coups de gueule dignes d'un général mexicain. La République c'est lui, crie t-il malgré un pied déjà dans la tombe. Pas passionnément antisémite, non, sauf quand cela l'arrange de flatter dans le sens du poil un électorat dont la frange la plus radicale l'est bel et bien. D'où l'allusion aux dhimmis, citoyens chrétiens et juifs des anciens califats qui se soumettaient à la loi islamique par peur et/ou par intérêt.

    Verdict: Jetons sa réthorique enflammée au feu purificateur. Modèle fission-fusion Teller-Ulam, thermonucléaire. Boum. Ca nettoie tout du sol au plafond, y compris les relents Hamas-ophiles et les vieilles effluves robespierristes. Accordons ensuite au personnage une retraite bien méritée dans une petite niche confortable dans la cour de l'Elysée, d'où il pourra admirer la valse des présidents qui se succèdent, sans jamais pouvoir accéder lui-même à cette position.

     

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    Edouard Philippe, la Grosse Tache Jaune.

    J'ai mes têtes, et j'ai ce type dans le nez depuis la déculottade de Notre-Dame-des-Landes. Eh oui, je suis une vieille peste rancunière. Le jaune est la couleur de la lâcheté et de la trahison. On ne connait pas très bien l'origine exacte de ce symbolisme, mais il viendrait des artistes peintres du Moyen-Âge qui avaient pour habitude de peindre Judas en tunique jaune dans les scènes bibliques.

    L'expression "Grosse tache jaune" vient du roman "Ouragan sur le Caine" de l'auteur américain Herman Wouk, porté à l'écran en 1954 avec, dans le rôle principal, le magistral Humphrey Bogart. Ce dernier interprète le rôle d'un commandant de la marine de guerre américaine, qui sera surnommé "Grosse tache jaune" par son équipage suite à sa lâcheté au combat, et sa propension à trahir ses officiers en les laissant porter tout le poids d'erreurs dont il n'est pas innocent.

    Verdict: trente pièces d'argent, envoyées en épaulé-jeté et avec élan. Vous me direz que j'y vais un peu fort avec la métaphore christique. Pas sûr: des politiciens qui meurent et ressuscitent, çà s'est déjà vu. Mais c'est là un tout autre sujet. Alors ne vous y méprenez pas, je ne joue pas aux vierges effarouchées et naïves: la trahison est courante en politique. Mais il y a la manière et le timing, et Philippe a foiré les deux de manière totalement stupide.

     

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    Emmanuel Macron, le berger qui criait au "loup inversé".

    D'où vient donc cette phrase absurde? Tout simplement d'une des fables d'Esope, qui raconte la légende d'un jeune berger qui s'amusait à crier "au loup" pour enquiquiner ses voisins. Au début ce fut la panique, puis les villageois cessèrent d'y croire, et le jeune berger criait "au loup en vain. Un beau jour un loup bien réel apparut et le berger donna l'alarme, mais personne ne le crut, pensant avoir affaire à une de ses blagues. Ce fut évidemment le carnage.

    Actuellement, avec Macron c'est l'inverse: tout ce qu'il peut dire ou faire à ce stade, même si c'était la meilleure idée du monde, sera immédiatement rejeté tout simplement parce que cela vient de lui. Même s'il émettait soudain des lingots d'or dans la cuvette des vécés au lieu des habituels produits finaux de la digestion, les gens arriveraient encore à dire que çà schlingue. Le niveau de mécontentement que Macron suscite a, dans bien des cas, dépassé le stade de la grogne populaire et de la critique argumentée légitime pour basculer dans le lynchage systématique. Dans certains cas, j'ai presque l'impression que cela frôle le phénomène d'hystérie collective. J'ai d'ailleurs un billet en gestation là-dessus, mais je m'égare.

    Toujours est-il que c'est pour çà que j'ai choisi l'image du "loup inversé", non pas un prédateur mais à l'inverse une bébête sympa. Le berger n'était plus cru même s'il alertait d'un danger bien réel, A l'inverse Macron ne sera plus jamais cru même s'il pond un truc valable.

    Verdict: Procédure Opérationnelle Standard en ce qui me concerne, pour tous les présidents passés, présents et à venir: un bizou si une décision me plait, du concentré de jus de pruneau si elle m'enrage. Le jus de pruneau est un puissant laxatif, et sera administré à titre de karma: quand on fait chier les gens, en retour on...enfin, vous voyez ce que je veux dire ;o)

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.