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La Mariée était en Noir. - Page 7

  • La censure en ligne: mon expérience.

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    Un petit billet sur la manière parfois étrange dont la censure fonctionne sur les plates-formes de blogs et les sections commentaires des media en ligne. Car il n'y a pas que Bayrou qui a été censuré récemment: moi aussi! Je me propose de partager avec vous dans quelles conditions, et pourquoi cela suscite mon incompréhension.

    Lorsque j'ai récemment recommencé à bloguer, j'ai voulu rester sur la plate-forme Blogger où je suis inscrite. Le premier billet que j'ai travaillé est celui où je compare la haine en ligne à la Terreur de Robespierre. Grosse surprise: il m'a été immédiatement signalé que ce billet ne correspondait pas à ce que Blogger tolère, et qu'il était donc retoqué. Est-ce que c'est parce que j'ai mentionné la guillotine? Le ton était-il trop abrasif? Je n'en sais rien. Toujours est-il que je suis revenue à mes anciennes amours et ai ré-ouvert mon blog sur Hautetfort, où je n'ai jamais eu ce type de problème.

     

    Venons en à la section commentaires du Figaro, auquel je suis abonnée. J'y commente parfois sous le pseudo de Ser Brienne de Savoie, une référence à l'univers de Game of Thrones dont je suis fan. Eh oui, j'ai la manie d'utiliser des pseudos différents en fonction du type de media que je fréquente. Là aussi, j'ai récemment été censurée à plusieurs reprises. Quels sont les commentaires qui ont subi les foudres des modérateurs? Je vous les livre ici, avec une remise en contexte.

    Le dernier en date fait suite à un article concernant la condamnation par la France de la dernière boucherie en date des extrémistes palestiniens: une fusillade qui a fait 6 morts à Jérusalem ce 8 septembre. J'ai fait le commentaire suivant:

    "Les faits sont têtus: voilà le type d'actions qu'un futur état palestinien continuera soit de justifier, soit de tolérér. Et aucun discours d'aucun pays occidental ne changera rien à cet état des choses. Ne pas jeter le bébé d'une solution à deux états avec l'eau du bain? Le bébé est mort, au cas où le Président ne l'aurait pas encore remarqué."

    Et paf, retoquée. Ce commentaire est-il virulent ou haineux? Je ne trouve pas...qu'en pensez-vous? 

     

    Exemple suivant, toujours dans le cadre du conflit israélo-palestinien et de la reconnaissance d'un Etat palestinien par la France. Il y a quelques semaines, un rabbin israélien issu de la mouvance messianique extrémiste la plus dure a menacé Macron de mort sur YouTube. La foudre divine vengeresse le frappera, etc, vous voyez le tableau, un radical religieux totalement halluciné. Un commentateur a rebondi en disant "eh ben, moi qui croyais que certains Israéliens voulaient la paix!" J'ai réagi en disant:

    "Tous les Israéliens ne sont heureusement pas comme çà. Ce type est un fou!"

    Et vlan, retoquée. Parce que j'ai traité un extrémiste de fou? C'est çà qui est fou.

     

    Poursuivons. Cette fois, un commentaire qui fait suite à une déclaration de Matteo Salvini, vice-premier ministre italien. Suite à des déclarations de Macron en faveur de l'envoi d'une force internationale de stabilisation en Ukraine lorsque le conflit sera terminé, Salvini réplique qu'il n'a qu'à y aller lui-même, et que provoquer l'ours russe avec ce genre de déclaration, c'est mal. Je dégaine:

    "A ranger avec les capitulards qui rappellent furieusement Daladier jouant l'apaisement avec le petit moustachu en 1939, avec les conséquences que l'on sait. Qu'il (Salvini) se taise!"

    Et boum, retoquée. Okay, je n'y ai pas été avec le dos de la cuillère. Mais est-ce censurable pour autant? Est-ce parce que j'ai mentionné "le petit moustachu". Va savoir.

     

    Par contre, j'ai vu passer des commentaires parfaitement odieux, mais dont l'orthographe avait été subtilement modifiée par l'insertion de caractères spéciaux et de chiffres. En voici des exemples:

    "Les @rabes = la valise ou le cercu!eul". Ou encore: "M1cron est un n.ational-s.ocialiste."

    Et c'est là que j'ai compris: aucun modérateur humain ne lit les commentaires en attente de modération, c'est une IA qui fait le job. J'avais déjà remarqué ce phénomène sur YouTube. L'IA est paramétrée pour que ses filtres réagissent à certains mots et tournures de phrases, ce n'est pas un être humain qui fait preuve de discernement dans l'interprétation des commentaires.

    Un bel exemple des limitations de l'IA. C'est assez consternant de voir que des media sérieux comme Le Figaro acceptent de laisser les commandes à un logiciel, qui sera aisément berné par quelques trucs simples, et laissera passer des saletés. Il y a des jours où sa section commentaires est un cloaque digne de la pire shitstorm sur X/Twitter ou TikTok. Et c'est dommage...inquiétant même.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Course à Matignon: prédiction express.

    surprise.jpg

    Un petit billet express, sans prétention d'analyse approfondie. Quelques heures avant la chute probable du gouvernement Bayrou, les supputations quant à l'identité et au bord politique du prochain premier ministre vont bon train.

    Il existe une possibilité assez rarement évoquée, et pourtant elle existe: et si le prochain occupant de Matignon était non pas un politique, mais quelqu'un issu de la société civile? 

    Pourquoi en suis-je venue à cette idée? Parce que c'est une option que peu envisagent, voient que beaucoup considèrent comme peu crédible. Mais dans les situations chaotiques, l'inattendu peut et va se produire. Aussi, prendre une telle décision tiendrait plus de la mentalité d'un CEO (directeur) de Start-Up que d'un politicien classique. Ce serait bien dans la ligne de ce que mon ami Falconhill appelle "les surprises du chef", non?

    Nous verrons.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola.

  • Sang de mon sang, pour les trois couleurs!

    Henri Berr.jpeg

    A mon grand-père, Français par le sang versé.

    Tu étais Polonais, un homme venu d'ailleurs, mais c'est pour la France que tu as risqué ta vie face à la barbarie, encore et encore.

    Engagé dans la Légion étrangère, tu n'as pas seulement porté l'uniforme, tu as porté les cicatrices, les horreurs du combat, la peur et l'espoir.

    Tu as combattu en Afrique du Nord, dans ce théâtre oublié ou tant d'hommes sont tombés sans statue, sans médaille, sans sépulture.

    Capturé et interné en Espagne par une alliance infâme entre Hitler et Franco, tu aurais pu renoncer. Mais tu t'es évadé pour reprendre le combat.

    Pour la liberté.

    Pour une terre qui n'étais pas encore tienne mais que tu servais avec un courage sans faille. Et la France, un jour, t'a reconnu: tu es devenu Français non pas par des papiers mais par le sang versé. Car celui qui est blessé au combat au service de la Nation peut prétendre à cet honneur. 

    La flamme qui brûle sous l'Arc du Triomphe, chaque soir ravivée, c'est ton feu intérieur, immortel, qui continue de brûler haut et clair. Elle est gravée dans mon ADN par le fer et le sang. Qu'on n'éteigne jamais cette flamme. Qu'on n'oublie jamais le prix de notre liberté.

    Vive la République, et vive la France!

  • Macron démission = Bardella le voilà?

    macron,bardella,démissionJouons un peu avec l'hypothèse que voilà: patatras, Macron démissionne! Je n'y crois pas trop, il n'est pas du genre à se coucher, mais d'un autre côté il y a une seule certitude avec lui: l'inattendu va se produire. Donc, pourquoi ne pas envisager cette possibilité juste pour le plaisir de se triturer les méninges? Pas mal de gens fantasment là-dessus, estimant que c'est la seule manière de sauver la France des griffes du pire monarque que la cinquième galaxie ait jamais connu (disent ils). Comme si une démission allait tout changer par miracle! Mais il y aurait des conséquences, et je doute que ceux qui ne voient les choses qu'à court terme les aient envisagées. Sauf les partisans du Rassemblement National, et on va y revenir.

    Donc voilà, séisme en direct sur toutes les chaînes télé: Macron annonce sa démission. Que se passe t-il dans l'immédiat? L'article 7 de la Constitution prévoit que le Président du Sénat - actuellement Gérard Larcher - assure l'intérim jusqu'à la tenue d'élections anticipées endéans le 20 à 35 jours. Ses pouvoirs sont cependant limités: il ne peut pas dissoudre l'Assemblée Nationale, modifier la constitution ou tenir un référendum. Il assure le service minimum jusqu'à l'élection du nouveau Président.

    Ce serait évidemment un choc politique majeur ouvrant une période d'incertitude encore plus grande que celle que nous vivons actuellement. Je ne sais pas trop comment la Bourse réagirait à cette nouvelle, je ne suis pas assez douée dans ce domaine pour faire des prédictions.

    Quels sont les équilibres politiques qui vont se recomposer à court ou moyen terme? L'ex-camp présidentiel, Renaissance et ses alliés, va se faire dégommer comme à l'exercice aux législatives qui suivront, payant cher l'usure tant institutionnelle (instabilité politique, premiers ministres jetables...) que populaire (défiance vis-à-vis d'un exécutif fort impopulaire). Macron n'a pas formé de successeur, quelqu'un comme Edouard Philippe pourrait tenter de reprendre le flambeau mais bon, toute personne issue de la macronie traînera forcément derrière elle une aura négative de par sa proximité avec l'ex-Président, déjà pas très populaire et qui en plus vient de se barrer. Vae Victis donc.

    La gauche? Entre ceux qui veulent se raccrocher au basques de la LFI et ceux qui ne le veulent pas, elle n'a pas actuellement un cap clair et unifié. Mais le PS a repris du poil de la bête notamment en travaillant sur un budget alternatif à celui du béarnais Bayrou dont la sauce risque de tourner rapidement. Mon confrère Nicolas analyse cette situation bien mieux que moi. 

    A l'extrême-gauche, il est quasi sûr que Mélenchon va se représenter une fois de plus. Il n'est pas du genre à lâcher le morceau, même un pied dans la tombe il continuera de se bercer d'ambitions présidentielles. En outre il a récemment déclaré que la LFI ne soutiendrait aucun gouvernement à part le leur. Question ouverture d'esprit, il ne faut pas compter sur cette clique.

    La droite traditionnelle? Elle est fragmentée et Bruno Retailleau vient à peine de commencer à essayer de rassembler les pièces du puzzle.

    Et il y a le gros morceau: le Rassemblement National, qui compte tenu des sondages actuels a le vent en poupe. L'inéligibilité de Marine Le Pen propulse Jordan Bardella en première ligne.

    Tout ce petit monde va devoir sortir des candidats de son chapeau en quatrième vitesse pour cette "présidentielle express".

    Au premier tour, le RN a de bonnes chances de se retrouver en tête. Au second tour, si Bardella se retrouve face à un candidat issu de la gauche ou du bloc central, va savoir ce qui peut se passer. Je pense qu'il serait d'office favori face à un candidat issu de la macronie vu la grogne et le dégagisme anti-système actuels. Face à un candidat de gauche solide et expérimenté, beaucoup moins. Et dans les deux cas, l'effet castor du barrage républicain jouera. Issue incertaine...

    Si c'est un duel Bardella - Mélenchon, je pense que Bardella a de bonnes chances d'être élu. Un petit coq d'extrême-droite sans expérience à l'Elysée, impossible me direz-vous? Je ne veux pas être condescendante, mais je crois fermement qu'il ne faut pas sous-estimer la puissance des couillons en grand nombre. Attention, je ne méprise pas les électeurs du RN pour autant, simplement je ne crois pas que les conséquences à moyen et long terme d'un Bardella Président soient vraiment comprises. Et pour beaucoup de gens, voter est un processus plus émotionnel que réfléchi, cela fait partie de la nature humaine.

    Toujours pour le plaisir de se faire des noeuds dans le cerveau, supposons que Bardella soit élu. Que se passera t-il? L'Assemblée Nationale reste comme maintenant, composée de macronistes, plus la gauche plus Les Républicains. Cette cohabitation est ingérable, on reste dans un blocage institutionnel. Si Bardella dissout l'AN pour remédier à cela -et c'est quasi certain, il y a de grandes chances que le RN arrive en tête, et nous voilà avec un Président et un gouvernement d'extrême droite.

    Franchement, aucune de ces possibilités ne me fait envie. Et certainement pas la perspective d'ouvrir un boulevard au Rassemblement National. Donc attention à ce que vous souhaitez avec vos histoires de démission, quand même. Le proverbe dit que mieux vaut le diable qu'on connaît que l'ange qu'on ne connaît pas.

     

    A la revoyure,

    Juliette Evola